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Publié par René Mettey

Ouvrage en cours d'édition.

 

René   Mettey

 

 

 

 

 

MOLOCH

le Dieu Mauvais

 

(Le livre qui rend fou)

 

 

 

ESSAI

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Du même auteur :

           

Louis et Caroline. La Pensée universelle. Paris 1972. Roman.

Mon enfant est différent. Frison-Roche. Paris. 1996. Manuel pour professionnels et familles d'enfants handicapés.

Les énigmes de la conscience. Frison-Roche. Paris. 2018. Essai.

 

En collaboration :

L'obstétrique actuelle. Jacques Peter. Éditions P.S.R. 1991. (périnatalogie, néonatologie, génétique).

Métabolisme phosphocalcique et osseux de l'enfant. 1e édition. Michèle Garabédian et al. Médecine Sciences. 1993. (Le magnésium chez l'enfant)

 

Dédicace :

 

 

À FRIEDRICH NIETZSCHE

À MÈRE TERESA

 

ARCHÉTYPES  DU HÉROS CHRÉTIEN

 

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Table des matières.

 

Avertissement.

Avant-propos.

Préface.

Chap I Le grand Dieu sémite El et sa descendance. Les Dieux sémites. Canaan, Carthage.

Chap II. YHWH, Dieu tribal sémite des hébreux et des juifs. Le christianisme. Le catholicisme, le protestantisme. L'orthodoxie. Le Dieu jaloux.

Chap III. Islam et Allah (le vieux Dieu sémite El : Al Ihla = Allah)

Chap IV. Les tentatives d'échapper au Dieu mauvais :

            Zoroastre, manichéisme, bogomiles, cathares, hindouisme. Les bouddhismes.

Chap V. Les religions d'Amérique précolombiennes.

Chap VI. Les celtes, germains, scandinaves.

Chap VII. Les religions de tolérance : polythéisme égyptien, grec, romain.

Chap VIII. Quelques exemples de la bonté de Dieu.

            L'amour et le sexe.

            Dieu éprouve ceux qu'il aime.

            La justice

            Dieu se réjouit des sacrifices humains.

Postface.

Bibliographie

Addenda.

            Quelques prières chrétiennes.

            Deux nouvelles en mille mots.

                        Acte de contrition.

                        Annales akashiques.

 

            Nietzsche, Mère Teresa, archétypes du héros chrétien.

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Avertissement.

            Attention ! Ce livre peut rendre fou ! Si vous décidez de le commencer, vous devrez le lire jusqu'à la dernière ligne du dernier paragraphe.

            Je vous aurais averti, et ne serais  responsable des dépressions, suicides, hospitalisations en réanimation ou psychiatrie, ni d'apostasie, sortie des ordres,  de ceux qui n'auraient pas suivi mon conseil.

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Avant-propos.

            Je vais démontrer en ce livre qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Belle découverte à vrai dire ! Non, terrible découverte, car il est le Dieu Mauvais.

            Je suis le seul, depuis l'origine des temps et parmi les penseurs, à arriver à la conclusion de cet ouvrage. Les peuples de l'antiquité en avaient déjà émis l'hypothèse, surtout les Babyloniens, avec leurs dieux ayant gardé l'immortalité pour eux et laissé la mort aux hommes; mais ils en étaient restés au polythéisme pour adoucir le message. Les dieux se partageaient les rôles. Chez les Égyptiens, Seth est un dieu mauvais, mais Amon un roi équitable, Osiris une promesse de résurrection. Chez les Babyloniens, si on est soumis aux dieux, ils vous permettent de chanter, aimer, se remplir la panse avant la mort (Épopée de Gilgamesh). Chez les Grecs, Romains, Celtes, Nordiques, les dieux sont amoraux, sans bonté, mais peuvent faire partager aux hommes un peu de leur félicité : les guerriers morts au combat vont au paradis de Wotan ou Odin. Mais pour tous les autres : les limbes, les Champs Élysées, lieux un peu moins pénibles, réservés à une petite élite (Romains, Grecs) ! Les monothéistes, par désespoir et se cacher ce qu'ils devinent, en pincent pour un Dieu de bonté, feignant d'ignorer les aspects négatifs, les plus nombreux et annihilant les positifs (Hébreux, Juifs, Chrétiens, Musulmans). Les dualistes, qu'ils soient dualistes absolus (manichéens, deux Dieux d'égale force, du mal et du bien) ou relatifs (les cathares, le Dieu bon faible dans la matière mais devant finalement gagner dans l'esprit) ont réalisé de misérables tentatives pour sortir de ce dilemme. Des hommes libres d'esprit et courageux glissèrent vers l'athéisme, en passant par le théisme (un Dieu personnalisé commun à tous), le déisme (un Dieu indifférencié qui crée l'univers puis se désintéresse des hommes et n'intervient plus dans leur histoire), et vont même plus loin : le matérialisme. Car l'athéisme n'est que la négation du Dieu imaginé par les tenant du monothéisme (et de toutes ces constructions composites et bancales tel que l'hindouisme "un monothéisme caché sous une présentation polythéiste").

            Le matérialisme réduit toute chose à l'existence ici et maintenant. Or l'ici et maintenant ne peut exister que contenu dans un " partout et éternel" qui est contenu dans la référence absolue, Dieu.

            Je suis le seul à dire : il n'y a qu'un seul Dieu, créateur de toute entité, matérielle ou conceptuelle, et ce Dieu est mauvais ! Je suis tout au moins le seul à oser formuler cette évidence.

            Un seul, Nietzsche, dans son combat contre le christianisme (s'est-il rendu compte qu'en fait il se battait contre Jéhovah, bourreau de Jésus ?), est arrivé à cet extrême, mais n'a pas osé la formuler, préférant se terrer dans le mutisme absolu pendant onze interminables années avant de mourir. Cherchant avec un acharnement désespéré à débarrasser le christianisme des scories rajoutées par des siècles de penseurs pervers, ces "pères" de l'Église qui étouffaient le message du Fils, ces "réformateurs" qui tordaient le message évangélique au prisme de leur esprit schizophrène, ces docteurs de l'Église qui tuaient le malade au lieu de tuer la maladie, il accéda, horrifié, au centre du mystère et fut brûlé par le rayonnement divin. C'est pourquoi ma dédicace est pour Nietzsche, héros chrétien par excellence.[1]

            Je suis le seul penseur néo-nietzschéen, ou tout au moins je n'en connais pas d'autre véritable.

            C'est pourquoi je vous préviens : si vous subodorez ce que cet ouvrage renferme, et ne vous sentez pas capable de le supporter, refermez ce livre, car il rend fou !

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Préface.

            Il n'y a qu'un seul Dieu, car s'il y a une pensée ou une conscience suprême, elle ne peut être qu'unique, car elle est exclue de tout corps qui l'héberge. Si même l'univers est son corps, il n'y a qu'un univers. Dans le polythéisme, il peut y avoir plusieurs dieux, mais il s'agit de représentations de qualités de Dieu par les hommes. Il se pourrait même qu'il y ait effectivement des pensées séparées, mais il ne s'agirait que d'émanation de la pensée primitive. Dans l'hindouisme, il peut effectivement y avoir un Brahman, informel et incréé, de qui émanent en se "condensant" à des niveaux inférieurs, des personnalisations (Brahmâ, Vishnou, Shiva) puis des avatars, mais tout est dans le Brahman.

            Alors la tentative, quand on se sera rendu compte que Dieu est le Dieu mauvais, de nous sauver du désespoir en tentant de faire naître une dualité Dieu du bien-Dieu du mal (Zoroastre, Manès, Cathares), échoue. Il n'y a qu'un seul Dieu, et, comme le mal existe et annihile le bien*, par là même il ne reste que le Dieu mauvais. Il faut distinguer le "Dieu du mal ", ce qui laisse supposer un Dieu du bien, du "Dieu mauvais", qui est la qualification du Dieu unique.

*Le souvenir du malheur, c'est encore du malheur; le souvenir du bonheur, ce n'est plus du bonheur. En somme que, si nous subissions en temps égal le malheur et le bonheur, le souvenir ferait que nous passions les trois-quarts de notre temps dans le malheur

 

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Chap I Les dieux sémites de Babylone, Canaan et Carthage. Le grand Dieu sémite El et sa descendance. .

            Le Grand Dieu sémite des origines de toute mythologie est El, avec ses compagnes et ses enfants et petits-enfants, dont un certain Yahvé. Baal, Baal Hamon, Moloch. Dieux mauvais. On les craint, on ne les aime pas, on en a peur. On se livre à des sacrifices de masse en brûlant les nouveau-nés à Moloch, nouveau-nés la tête recouverte d'un sac pour que leurs mères et pères ne les reconnaissent pas ! Il s'agit bien d'un sacrifice contraint, pas d'une crise d'hystérie collective. Les Babyloniens : "les dieux ont été injustes, ils ont gardés pour eux l'immortalité, et ne nous ont laissé que la souffrance et la mort !", "chante, ris, bois, copule, emplie-toi la panse tant que tu es vivant et que les dieux te le permettent !" C'est en somme le seul bonheur que les dieux laissent aux hommes (Épopée de Gilgamesh).

 

Chap II. YHWH, Dieu tribal sémite des hébreux et des juifs. Le christianisme. Le catholicisme, le protestantisme. L'orthodoxie.

            Le Dieu jaloux.  Les sémites hébreux reprennent le même thème : le nomment Yahvé (YHWH), Dieu unique mais reprennent le nom d'un dieu du panthéon polythéiste sémite. Dieu tutélaire, tribal, ils pratiquent une monolâtrie plus qu'un monothéisme. Simone Weil, cette grande mystique chrétienne d'origine juive, normalienne élève d'Alain, agrégée de philosophie, eut des mots durs pour YHWH : « Dieu a fait à Moïse et à Josué des promesses purement temporelles à une époque où l'Égypte était tendue vers le salut éternel de l'âme. Les Hébreux, ayant refusé la révélation égyptienne, ont eu le Dieu qu'ils méritaient : un Dieu charnel et collectif qui n'a parlé jusqu'à l'exil à l'âme de personne. […] Il n'est pas étonnant qu'un peuple d'esclaves fugitifs, conquérants d'une terre paradisiaque aménagée par des civilisations au labeur desquelles ils n'avaient eu aucune part et qu'ils détruisirent –qu'un tel peuple n'ait pu donner quelque chose de bon. […] En dehors du médiateur, la présence de Dieu à l'homme ne peut être que collective, nationale. Israël a simultanément choisi le Dieu national et refusé le médiateur; il a peut-être tendu de temps à autre au véritable monothéisme, mais toujours il retombait, et ne pouvait pas ne pas retomber, au Dieu de tribu ». Et même si Roland Botero, dans son lumineux ouvrage "La naissance de Dieu"[2] montre ce cheminement progressif et inéluctable de la conception d'un Dieu tutélaire à un Dieu universel, d'une vie terrestre limitée à une immortalité ou une résurrection, il reste encore cette réminiscence dans le judaïsme moderne. Mais les Juifs, au retour de Babylone, sous la dictée d'Ézéchiel, en figeant leur doctrine, ont manqué le passage à l'universalité.  « Ces partis pris d'isolement et de légalisme seront jetés aux fondements du nouvel Israël. […] on a pris le parti de ne plus parler désormais de religion d'Israël ou de yahvisme, mais de judaïsme ».[3] Dieu méchant et mauvais, Dieu jaloux et colérique, injuste : « Je te maudis toi et les tiens jusqu'à la troisième et quatrième génération ! — que tu me maudisses moi qui ai péché, je veux bien, mais pourquoi mes enfants ? — euh… parce que j'aime bien maudire ! ».

            Reprenant la légende assyrienne de Gilgamesh, l'Ecclésiaste, pourtant un livre de clôture de la Bible hébraïque,  ne reconnaît comme bonté à Jéhovah que ce que conclut le Qohélet (Salomon) : « En vérité, j'ai compris qu'il vaut mieux s'occuper à manger, à boire et à gouter la joie dans tout l'effort auquel on s'astreint ici-bas, chaque jour de vie que Dieu nous concède : car c'est là notre part »[4].

            Dieu qui invente la Shoah : l'anathème, où l'on tue homme, femmes, enfants, vieillards, animaux, rase la ville et même répand du sel sur le sol pour le rendre infertile ! (Jéricho etc...).

            Le livre de Josué n'est récit que d'invasion et pillage des terres des Cananéens.  On a calculé que Josué a fait pendre seize rois cananéens ! Dieu fait menacer Ramsès des pires maux, et "il endurcit le cœur de Pharaon" pour qu'il refuse.

            La midrash araméenne qui a donné le Notre Père supplie "et ne nous soumets pas à la tentation" ! L'Église catholique a mis près de  deux mille ans à corriger cette ignominie, en remplaçant par "ne nous laisse pas entrer en tentation". D'ailleurs la Genèse elle-même -reprise de traditions sémites anciennes - montre un créateur sadique qui place l'homme et la femme en situation d'être tenté et de chuter immanquablement (celui qui place un homme et une femme au milieu d'un jardin, en leur disant "tu peux goûter aux fruits de tous les arbres du jardin, sauf de celui-là" , et qui sait que la transgression de cet interdit entraînera la mort, est comparable à un père qui partirait une après-midi de son appartement en laissant ses deux enfants seuls dans leur chambre à jouer, un revolver chargé et armé sur une table, en leur disant "vous pouvez vous amuser avec tout ce que vous voudrez, mais ne touchez pas à ce jouet-là". Est-ce bien digne d'un Dieu ? et d'un Dieu-le père de plus[5]...

            Abel et Caïn : pourquoi Dieu refuse-t-il les cadeaux de Caïn ? L'histoire ne le dit pas. D'ailleurs, Yahvé se rend compte qu'il en est pour quelque chose dans le meurtre d'Abel, et se sent un peu coupable. Il ne tue pas Caïn (ceci n'est pas un exemple de Sa bonté, car il fera mourir des milliers d'enfants égyptiens par la suite, et juifs lors du massacre des innocents par Hérode, plus quelques dix mille Hébreux sur le Sinaï), mais se contente de le punir d'exil à perpétuité. Ce jour-là, en somme, il invente l'abolition de la peine de mort et son remplacement par la "perpét' ". Que n'eût-Il continué !

            La Bible hébraïque a pu être traduite en argot avec facilité... Les situations prêtent toutes avec facilité à rire. L'ouvrage de Pierre Devaux, "Le livre des darons sacrés", est un monument d'humour et de comique. Partout on y voit un Dieu colérique, jaloux au sens trivial du mot, sadique, se réjouissant du mal que font ou subissent les hommes (fils de pharaon, mort des nouveau-nés égyptiens, plaies d'Égypte), torturant moralement et physiquement son peuple (il les soumet à la tentation du veau d'or, puis les fait errer quarante ans dans le désert...). Finalement, les Hébreux étaient plus heureux sous la férule de Ramsès que sous le joug d'YHWH ! Tout ceci évident si on estime que Dieu est omnipotent et omniscient !

Les Égyptiens.

            Akhenaton essaya d'imposer le Dieu unique et bon (voir le merveilleux hymne au soleil qui a donné le psaume 104 de la Bible), Aton. Mais le Dieu Amon reprend le dessus. D'ailleurs le Dieu bon Aton n'intervient pas : l'Égypte sous Akhenaton et Néfertiti dégénère, ce qui contribue à réinstaller Amon (et le pharaon Toutankhamon) au pouvoir. Amon a donné amen. Les Hébreux emportent avec Moïse, le nom et l'idée du Dieu unique. Et que récoltent in fine les Hébreux (vrais ou supposés tels) ? La Shoah ! On leur donne un état ? Kamikazes palestiniens.

            Et d'ailleurs, les études archéologiques actuelles révèlent qu'Aton et sa pharaonne Néfertiti, pour imposer leur dieu unique dispensateur de vie, firent construire une ville, Armana, où le peuple est martyrisé pour sa construction - les nombreux squelettes des corps jetés en vrac dans des fosses dans le sable montrant des signes de fractures, de dénutrition sévère... pendant qu'Akhenaton faisait pourrir des monceaux de nourriture exposée en offrande au soleil !

Les Chrétiens.

             Jésus, fils de Dieu, en fait fils du Dieu de bonté est abandonné par son père ("Ehli, Ehli, lama sabachthani !") torturé, crucifié. Il était trop bon ! Il prêchait un Dieu de bonté, cela n'a pas plus à Jéhovah ! Juda, traître inspiré par Jéhovah (puisque Jésus le sait et l'a démasqué), n'a comme tout salaire, que le désespoir et le suicide ! Et que récoltent les premiers chrétiens ? Extermination, repas vivants des fauves, crucifixion ou brûlés enduits de poix, sur le grill ...

            Et que fait l'Église catholique ensuite ? Au lieu de se souvenir des persécutions antiques, elle tue, torture, extermine (« tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens...» là encore, Dieu s'amuse à tuer ses fidèles !), brûle en masse les femmes et les jeunes filles, les êtres les plus doux et les plus faibles. Elle massacre les Cathares, les doux "Purs" non violents. Jean Hus, qui s'éleva contre la déchéance du clergé catholique : brûlé ! Quant aux protestants, on leur doit le génocide des Amérindiens ! (et des autochtones australiens, Tasmaniens, bushmen, Maoris). D'ailleurs, Calvin, le serviteur du Dieu mauvais avait déjà fait brûler Michel Servet. Que l'on minimise que Michel Servet fut condamné en fait par le conseil de Genève, et que Calvin demanda que l'on adoucisse la peine en décollation ne minimise rien ! Et il fallait oser la formuler, la doctrine de la prédestination ! Dieu, dans sa bonté, a prédestiné quelques-uns d'entre nous au salut, sans autres mérites que la foi en Lui. Et par perversité, Calvin formule la double prédestination : les autres sont prédestinés à l'enfer, même pas à l'inconscience éternelle. D'ailleurs, les émules de Calvin se combattirent pour savoir si Dieu prédestina à l'enfer les hommes après la chute, ou avant ! Intéressante question, et Jansénius (un fanatique toujours trouve plus fanatique que lui) opta pour la seconde perspective, inspirant les Jansénistes. Il se trouve que j'entendis au temple de l'Oratoire du Louvre en mars 2019 un professeur d'histoire à la faculté protestante de théologie exposer cette doctrine ! perseverere manifestement diabolicum ! (à noter que les pasteurs de cet Église réformée libérale ne semblent pas être sur cette longueur d'onde).

            Un chef d'état d'une île du pacifique menacée de disparition par la montée des eaux, citait, sa Bible sous le bras : "Dieu ne nous abandonnera pas". Bien, qu'il attende... et il verra !

            Les Arméniens : jamais peuple ne fut plus pacifique. Il a institué la première Église chrétienne au monde : récompense : diaspora, génocide ! Le Dieu mauvais punit la première église du Dieu de bonté et la poursuit de sa vindicte.

            Les Catholiques : s'ils n'avaient pas été avant tout des massacreurs, ce jour la France serait protestante au tiers, cathare au tiers, catholique au tiers restant ! Car ce qu'aime rien tant ce Dieu mauvais, c'est de se voir immoler des victimes, et le plus suave à ses yeux, c'est de se voir immoler ses propres serviteurs ! Jésus, les premiers chrétiens, et les vrais chrétiens, ceux qui crurent en la parole du Christ, ceux qui s'opposèrent à la dégénérescence de l'Église – Jean Hus, les vaudois – : torturés, déchiquetés, brûlés. Restant le vieux Dieu sémite qui se réjouissait de l'odeur de graisse brûlée de l'holocauste des agneaux et même de bœufs entiers ( !), l'odeur de chair grillée réjouit ses narines : Michel Servet, Jean Hus et son frère pour faire bonne mesure, Giordano Bruno, les jeunes filles et les femmes, innombrables, torturées comme "sorcières". Le sacrifice par le feu d'êtres humains vivants, combinant le plaisir de l'odorat à celui de l'ouïe, par les cris atroces des victimes, lui plaît plus que tout. Il a inspiré Jeanne d'Arc, l'a conduite  de victoires en victoires pour faire sacrer de ses huiles saintes le dauphin : brûlée !

            Quand il ne peut les faire mourir, ou pour se distraire plus longtemps, il persécute les mystiques qui ont voulu L'adorer tellement qu'ils veulent se fondre en Lui : les luttes contre les démons du Curé d'Ars, du Padre Pio, les souffrances indicibles des stigmatisées Catherine Baumann, Anne Catherine Emmerich, plus près de nous Marthe Robin... Ah les stigmates, comme il aime ça, farce sanglante suprême : François d'Assise, Padre Pio.

            Quelle scène hilarante que d'entendre les catholiques chanter, lors de la messe : "Seigneur, prend pitié ! Ô Christ, prends pitié !". Se rendent-ils compte de ce qu’ils chantent ? Ils sont semblables à ces enfants qui implorent leurs parents sous les coups, en pleurant : « arrête, papa ! ne me bas plus ! ». Car c'est leur père qu'implorent les catholiques ! Moloch, le Dieu mauvais (sinon, pourquoi lui demander de prendre pitié ?).

            Mais ce dieu d'amour est aussi un dieu d'humour ! Le vendredi saint de 1918, quelques mois avant la fin du grand holocauste des chrétiens européens, les Allemands ont installé des canons longue-portée dans l'Aisne, dont les obus sont capables d'atteindre Paris. Une pièce tire son projectile, qui tombe pile un dimanche sur le toit de l'église Saint Gervais, tuant 88 fidèles venus commémorer le supplice du Christ, et en blessant 68 !

            Ruanda : Quelle était belle cette retransmission télévisée où l'on voyait des femmes, des enfants, réfugiés serrés dans une église, venant chercher la protection de leur Dieu de bonté, et découpées vives et vifs à la machette par les miliciens hutus ! Comme il a dû se régaler, lui qui aime l'horreur et le massacre des innocents, et quelle belle farce ! Regroupés dans son église ! sous son aile aimante et protectrice !

            Cela me rappelait cette journée que j'ai passée à Oradour sur Glane, recueilli dans le silence d'une après-midi d'automne, visitant l'église où furent regroupés et brûlés la majorité des femmes et enfants. Mais au moins, à Oradour, les habitants ne s'étaient pas regroupés spontanément sous son aile protectrice dons son abside, mais y avaient été enfermés de force par les Waffen SS, et suprême clin d'œil à Moloch, la seule personne à survivre à l'incendie fut une femme qui s'enfuit de l'église en sautant par une fenêtre ! Sauvée parce qu'elle avait fui le lieu sain !

 

[Tentatives de sauvetage du Dieu Judéo-Chrétien.

Tentative juive.

            Jean Bottéro[6], dans son analyse du Livre de Job et de l'Ecclésiaste, ne trouve finalement au problème du mal, que  « Lui le maître de l'Univers, dépasse de si haut les pensées humaines que devant Lui, et quoi qu'il fasse, on ne peut que se taire et admirer : ce ne peut être qu'admirable, même et surtout si l'homme ne peut pas comprendre ».

            Les membres des familles juives agonisant asphyxiées, se tenant embrassés les uns contre les autres, comme le révéla un témoin des sonderkommando ouvrant les portes des chambres à gaz, devaient béer d'admiration devant Son œuvre, certes incompréhensible mais admirable !

            Toujours cette réponse fallacieuse, cette réponse-absence de réponse, qui sera reprise ad nauseam par les chrétiens de toute obédience : Saint Augustin : « credo quia absurdum », Calvin : « Pourquoi donc eût-il fait cette grâce aux uns, plutôt qu'aux autres ? Si quelqu'un veut lui chercher raison plus haute que le conseil secret et occulte de Dieu, il se tourmentera en vain[7] ».

Tentatives catholiques.

            Dans son ouvrage « De l’âme et de son destin » (Albin Michel 2009), traduit de l’italien « L’anima e il suo destino » (Raffaello Cortina Editore 2007), le théologien catholique », Vito Mancuso, par ailleurs professeur à l’université San Raffaele de Milan, rendrait le Christianisme, y compris dans sa version catholique, sympathique et universel –ce qui est bien le sens du grec catholicos-. Avec lui, sous la double lumière de la raison et de la conception d’un Dieu tout amour et toute logique, le péché originel disparaît, l’enfer ne devient plus éternel, le purgatoire existe mais est considérablement réduit (les quelques instants qui encadrent la mort, le temps que la connaissance qui nous est donnée alors nous fasse comprendre nos erreurs et entraîne le repentir immédiat), les limbes de même. Le baptême et même la connaissance de la vraie foi ne sont plus nécessaires au salut, les hommes de bonne volonté de tous les temps –même avant la venue et le sacrifice du Christ- sont admis au paradis. Même les méchants, y compris les très méchants (il ne les cite pas, mais on peut y inclure Hitler, Himmler, Heydrich, Staline, Beria, Mao, le sultan responsable du massacre d’Otrante, Nabuchodonosor, les S.S. d’Oradour et de Maillé, Landru, Dutroux, …), après un stage plus ou moins long en enfer, le temps qu’ils comprennent leurs fautes et se repentent, sont admis dans la grâce de Dieu.

            Du coup, Satan et ses affidés, les grands, Belzébuth, Béhémoth, Lucifer, comme les petits, diablotins, incubes et succubes, ne peuvent que venir à résipiscence.

            Saint Augustin et sa doctrine restrictive de la grâce (et par là-même celles de ses épigones encore plus restrictifs Calvin, Jansénius), son enfer éternel où rôtissent les justes qui n’ont pas eu la chance d’être élus de toute éternité, est envoyé au piquet, avec mission de mieux réfléchir à ce qu’il exprime comme horreurs, insultes à la bonté infinie de Dieu.

            Tout ceci est admirable, mais hélas la moitié de ses assertions, déduites par une rigoureuse logique de l’existence supposée de ce Dieu d’amour (ce père qui ne peut nous avoir créé pour nous faire souffrir), sont rejetées par l’Église catholique et déclarées hérétiques. Il en convient lui-même dans son ouvrage… Et de toute façon il élude et ne résout pas la question première : si ce Dieu d’amour ne nous veut que du bien, pourquoi nous fait-il tant souffrir ? – et souffrir ici-bas, certes,  et au-delà pour les damnés…-

            Revenons d’ailleurs sur ce terme "hommes de bonne volonté" : "in terra pax hominibus bonae voluntatis", ceux à qui la « paix sur la terre » est assurée (et, on le suppose par extension, au-delà !). Jusqu’à une date récente, on comprenait cette expression dans le sens homme → Dieu, en ce sens qu’un être humain répondant aux injonctions de Dieu, injonctions révélées par les Écrits, ou perçus intuitivement, était agréable à Ses yeux et digne du salut. Que nenni, la traduction était mauvaise ! : il fallait lire « aux hommes qu’Il a en sa bonne volonté ». Vous pouvez toujours vous démenez, hommes et femmes de bien, Il choisit qui Il veut et apporte sa paix à qui Il le veut bien. L’Église catholique rejoignant ainsi la théologie la plus exécrable de Calvin et Jansénius ! Pour bien le confirmer, la récitation de mon enfance « paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », est bien rectifiée et récitée dans les églises sous la forme « et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime ».

            Toujours dans son ouvrage "De l’âme et de sa destinée" Mancuso cite St Thomas d’Aquin, "doctor angelicus", qui, en réponse à la question d’un autre théologien dans une « disputation » en Sorbonne : « A propos de la nécessité du baptême [pour être sauvé], l’enfant qui naît dans le désert où l’on ne peut trouver d’eau, et qui meurt sans avoir été baptisé, peut-il être sauvé dans la foi de sa mère croyante ? », ne trouve rien d’autre à répondre que « Il est ainsi clair que cet enfant qui meurt dans le désert sans baptême n’obtient pas le salut ». Quel Dieu de bonté et d’intelligence celui qui a été surnommé "le docteur angélique" nous dépeint-il ! Docteur angélique "luciférien" ? Ou quel Dieu de sadisme et d’imbécillité ? Du même Thomas d’Aquin une réponse du même acabit, c’est à dire de la même logique criminelle. On lui demandait si un seul péché mortel à la fin de toute une vie de justice, de bonté, d’observance des commandements de l’Église, pouvait conduire en enfer; bref si, au jugement dernier Dieu se conduisait comme un comptable des bonnes et mauvaises actions, pesait les pour et les contre comme le faisaient les dieux conçus par les Égyptiens dans cette célèbre représentation de la pesée des âmes. Il ne trouva pas mieux que de répondre : « un homme ayant passé toute une vie de sainteté, s’il commet un seul péché mortel et meurt sans avoir pu se confesser : direction l’enfer et la damnation éternelle ».

            L’enfer. La doctrine officielle de l’Église catholique soutient que l’enfer est la destination définitive des âmes damnées. « L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’Enfer et son éternité » (Catéchisme de l’Église catholique, article 1035). Le compendium de 2005 précise « l’enfer consiste dans la damnation éternelle (article 212) (V. Mancuso op. cit. p. 254). Certains ont pu soutenir que l’enfer n’est pas éternel (doctrine de l’apocatastase), mais cette doctrine fut déclarée hérétique dès 543 (op. cit p. 255), et ses variantes modernes (telle que l’hérésie autrichienne vers 1950 qui déclarait « que l’enfer est éternel, mais rien ne dit que chacun y reste éternellement ») de même.

            Il est de fait que beaucoup de prêtres sont torturés par ce dieu sans amour m et  si peu soucieux de ses fidèles. Le merveilleux et fort film "Sleepers" de Barry Levinson (1992) montre un prêtre jurant sur la Bible au tribunal, trahissant son serment de prêtre et de citoyen, se parjurant pour innocenter deux meurtriers. Ces jeunes hommes, qui venaient d'abattre un ancien gardien de la maison de redressement où ils avaient été conduits,  étaient de ses paroissiens dont il s'était occupé dans leur enfance pour les faire sortir de leur destin du West Side. En cette maison de redressement ils subirent l'enfer : brimades (manger les aliments jetés sur le sol), coups, et surtout viols par les gardiens. Le moment fort est lorsqu'un de leur compagnon d'enfer lui dit que pendant qu'ils étaient violés, ils priaient ce dieu qui n'est jamais intervenu !

            Le grand mystique Padre Pio, canonisé depuis, déclara avoir eu plusieurs fois la vision du Christ et l'avoir entendu. Était-il en allure du glorieux Christ Pantocrator victorieux et majestueux ? Non, il apparaissait en souffrance ! Et que disait-il ? « Les hommes continuent de me crucifier depuis 2000 ans ».

Tentative judéo-chrétiene.

            Certains ont cru bons de dire, pour donner une excuse à Jéhovah, et par un retournement de raisonnement renversant la faute sur la victime : "l'homme est un ange déchu", voulant faire accroire que Dieu avait créé l'homme bon, et que seul celui-ci était responsable de ses turpitudes. Mais qui a créé l'homme faillible, alors qu'Il avait la possibilité de le créer infaillible ? Quel bonheur alors pour l'homme d'être bon et porté spontanément au bien ? Quelle joie c'eût été ! Et surtout que d'indicibles souffrances évitées ! Moi je dis : Non, l'Homme est un ange déçu ! ]

Chap III. Islam et Allah (le vieux Dieu sémite El : Al Ihla = Allah).

            Dans l'Islam : en Afghanistan, la femme humiliée, réduite à l'état de truie reproductive, et pire, à l’état de souffre-douleur que l'on torture à plaisir. Couverte d'une burqa là, du niqab ailleurs, vendue contre un chameau, lapidée. Les massacres perpétuels (Otrante, Mehmet Ali et Malte, la Sublime Porte, les esclaves... Boko Aram, et ce califat islamique de Syrie-Irak responsable d'horreurs suprêmes.…

            Et là encore, ce Dieu se réjouit de voir ses plus grands fidèles s'entretuer : la guerre perpétuelle entre sunnites et chiites a fait plus de morts parmi les musulmans que les guerres contre les chrétiens.

            Pendant les guerres civiles qui virent éclater la Yougoslavie, la télévision montra des femmes musulmanes s'écriant devant les corps de leurs maris et enfants entassés, "Dieu nous a abandonné". Mais non, Il ne vous a pas abandonné, ou plutôt Il ne se désintéresse pas de vous : il adore torturer les siens !

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