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Publié par René Mettey

 

Chap IV. Les tentatives d'échapper au Dieu mauvais : les religions dualistes : manichéisme, Zoroastre, bogomiles, Cathares. Les religions d'amour : Hindouisme. Bouddhismes.

Tentatives de sauvetage dualistes.

            Devant cette intolérable et insupportable idée que le dieu unique ne pouvait qu'être mauvais, ou impotent, impuissant devant le mal – mais alors il ne répond plus à la définition de Spinoza : « J'appelle Dieu un être absolu en tous ses attributs » -, les humains ont eu recours à un piètre artifice : il y a deux dieux, l'un du bien, l'autre du mal !

            Manès, fondateur du manichéisme, qui a inspiré les bogomiles puis les cathares, les mazdéistes, s'y sont essayés. Mais finalement on en revient toujours à un seul dieu : pour les Cathares, le dieu du bien régit le seul monde de l'esprit et laisse le monde matériel au dieu du mal : il s'avoue vaincu ! Les parfaits refusaient le mariage, l'enfantement, pour ne pas perpétuer ce monde et attendaient la mort pour passer dans l'autre ! Les quatre cents parfaits de Montségur allèrent au bucher en chantant, heureux de partir de ce monde matériel. Quant aux mazdéistes, Zoroastre les ramena au monothéisme en décrétant qu'Azura Mazda, dieu suprême, avait la préséance sur ses deux fils jumeaux, l'un dieu du bien, l'autre du mal, et tous les autres dieux !

Tentatives de sauvetage hindoue : la fable de l'éléphant furieux et du cornac.

            Une fable morale hindoue raconte qu'un sage, un "swami", allait de village en village pour répandre sa connaissance de Dieu. Il faisait prendre conscience que "Dieu est tout et est en tout" : non seulement en chaque homme, mais en chaque être, animal et même végétal. Seule cette compréhension nous permettait de distiller notre amour, l'amour de Dieu, vers tout être. Un jour, des villageois vinrent le chercher en toute hâte dans un autre village pour le ramener dans celui qu'il avait visité il y avait peu, car un jeune homme qu'il avait convaincu, sur le point de mourir, grièvement blessé par un éléphant, le demandait.

« Que s'est-il passé ?

— un éléphant est devenu furieux, s'est emballé et courait, écrasant toute chose et tout homme sur son passage. Sur son dos, le cornac criait et avertissait : "écartez-vous, mon éléphant est emballé"; mais si tout le monde se mettait à l'abri, votre disciple est resté au milieu du chemin et s'est fait piétiner ! ».

            Arrivé près du jeune homme, le swami lui demanda :

 « Mais pourquoi être resté au milieu du chemin, puisque le cornac t'avertissait que l'éléphant était devenu furieux et emballé ?

— Maître, j'ai appliqué ton enseignement : Dieu est en tout ! J'ai vu Dieu dans cet éléphant, et je ne suis pas écarté, persuadé qu'il allait s'arrêter !

— imbécile, Dieu est en tout, il était certes dans l'éléphant, mais bien plus encore dans le cornac qui te disait de t'écarter ! ».

            Et c'est par de telles gentilles fables que les hindouistes tentent de racheter ce Dieu d'amour qui les divise en castes hiérarchisées et en parias impurs, les condamne à la famine, voire à la shakti pour les épouses, pour leur permettre de revenir à lui ! 

 

Tentatives de sauvetage bouddhistes.

            "Kundun", le film de Zéfirelli, met bien en évidence que Dieu, conçu comme renoncement à toute violence ou hostilité, ne mène qu'à la destruction par les violents ! À cela, les bouddhistes n'ont pu opposer qu'une pauvre échappatoire : "la non-violence n'est efficace qu'à long terme" !

            "Le poids du karma ne s'exprime que dans les vies ultérieures" : eh oui, cela permet de justifier les injustes vivant toute leur vie dans la prospérité et nageant dans le bonheur, comme le constatèrent les Hébreux.

 

 

Chap V. Les religions d'Amérique précolombiennes.

Les Amérindiens d'Amérique du sud ne savaient qu'immoler !

            Dix mille prisonniers, pense-t-on, furent immolés au Dieu soleil par les Aztèques lors de l'inauguration du grand temple de Cuzco. Cela semble impossible de tant tuer en une journée, d'évacuer les cadavres. Mais n'y en aurait-il eu que mille que l'innommable subsiste : on ouvre la poitrine d'hommes vivants avec un couteau d'obsidienne affûtée pour en extraire le cœur palpitant que l'on jette vers le soleil, image de son Dieu féroce.

            La liturgie des Aztèques était d'une simplicité et d'une spiritualité admirables, telle que décrite dans l'excellent volume "Mexique", de la collection Robert Laffont, "Les hauts lieux de la spiritualité". À chaque mois sa cérémonie votive :

-1/ Atlcoualco (12 février-3 mars) : « C'est le mois de Tlaloc, dieu de la pluie et de sa compagne. De nombreux enfants étaient sacrifiés sur les montagnes et devaient pleurer longuement afin d'obtenir des pluies abondantes"».

2/ Second mois, celui du dieu Xipe Totec,"l'écorché". On écorchait un prisonnier de guerre, mais après immolation, preuve d'une certaine compassion qu'on n'avait pas eu pour ses propres enfants ! Les prêtres déambulaient vêtus de peaux humaines.

3/ Mois du jeûne court. On ferme le cycle en renouvelant les sacrifices d'enfants. La compassion est terminée !

4/ Mois du jeûne long. En l'honneur des dieux du maïs, on se soumet à des sacrifices personnels. Ouf ! Les enfants et les prisonniers peuvent se réjouir !

5/ Toxcatl : la saison des pluies étant arrivée, on marquait sa reconnaissance à Tezcatlipoca en lui sacrifiant un jeune garçon.

6/ Craignant que la pluie ne s'arrête, on sacrifiait à Tlaloc un couple d'adolescent, jeune homme et jeune fille, en les noyant.

7/ En ce mois de la "petite fêtes des princes", on honore la divinité des eaux salées (il fallait y penser, elle aurait pu être jalouse des dieux de la pluie). On lui sacrifie… quoi ? une prêtresse ! Anomalie ? Comme relevé par Guariglia, les femmes pouvaient accéder à la prêtrise, uniquement dans les fonctions dévotionnelles, mais « elles étaient totalement exclues de la charge de sacrificateur ». Cela ne les excluait  pas d'êtres sacrifiées elles-mêmes…

8/ Pour Xilonen, la mère du maïs, on se contente d'un esclave.

9/ Pour ce neuvième mois, en l'honneur du dieu du soleil, on se réjouit en danses et banquets, sans sacrifice humain ! Dieu serait-il devenu bon ? ou rassasié de meurtres en son honneur ?

10/ Que non ! ce mois est consacré au dieu du feu, on brûle vifs alors dans des fours en son honneur des prisonniers de guerre.

11/ «En l'honneur de la bonne maman ( !) Teteoinan, sacrifice d'une femme incarnant la déesse du maïs qui a mûri ». On remarquera qu'on prend prétexte du maïs qui pousse, qui mûrira, qui mûrit, qui a mûri, pour multiplier les meurtres…

12/ Pour le "retour des dieux", fête de la récolte, on sacrifie un prisonnier.

            Douze mois. Enfin, l'année est terminée ! Les pleurs d'enfants, les crémations, les noyades, les écorchements ne se suivent que douze fois par an ? Que nenni encore ! Les Aztèques se servaient d'un calendrier agraire, fondé sur la saison sèche, la pluie, la pousse et le mûrissement du maïs etc. découpant l'année solaire en…18 mois. Et les dévotions cruelles de continuer :

13/ Pour obtenir encore la pluie, on sacrifie un homme et quatre femmes, dévorés ensuite.

14/ Quecholli, mois du dieu de la chasse. On pratique des sacrifices personnels, puis, après une chasse cérémonielle, on sacrifie… des animaux. Logique.

15/ Mois du solstice d'hiver, on organise des combats entre prisonniers. Les survivants sont… libérés, comme les gladiateurs romains ? Non, immolés.

16/ Encore un mois des pluies, Le dieu Tlaloc ne recevait cependant que de la nourriture.

17/ On vénérait la lune, en lui sacrifiant… une vieille femme.

18/ Dernier mois de l'année, exceptionnel et remarquable car il ne comportait aucun sacrifice humain ou animal ! les Aztèques "se reposaient" avant de reprendre leur cycle criminel en l'honneur de leurs dieux.

            Comme me le fit remarquer mon épouse, on ne sacrifie que des enfants, des jeunes, des femmes, au besoin prêtresses, des esclaves ou prisonniers. Pas un seul homme valide ou dans la force de l'âge.

            Sciences et Avenir [juin 2018, n°856 p.18] rapporte qu'une équipe d'archéologues a découvert "le plus grand site de sacrifice d'enfants préhispanique" à Huanchaquito au Pérou : 140 squelettes d'enfants (et certes 200 lamas !) ont été retrouvés, le sternum fendu, témoignant de cette belle technique d'entailler la poitrine pour en extraire le cœur. "Rituel de masse" disant les archéologues, vieux de 550 ans.

 

Chap VII. Les germains, scandinaves, celtes.

            La mythologie scandinave et germanique elle aussi témoigne de dieux cruels et injustes. Le plus grand, leur Zeus-Jupiter, à la généalogie complexe, est Odin, nommé d'après une racine noroise Od signifiant "fureur". Tout est déjà là dans le nom ! (Wotan pour les germaniques, de la racine Wut, de même signification). Il règne au Valhöl (Walhalla), où il n'accueille que les guerriers morts au combat, avec une déesse, Freyja. Ils se les partagent, les faisant se combattre à mort le jour, les ressuscitant le soir pour un banquet. Bel et heureux devenir post-mortem pour ces guerriers (on peut certes s'interroger pour les guerriers habiles, ou chanceux, morts dans leur lit !), mais pour le commun des mortels et les femmes ? Rien ! Quant à son fils, Thor, il était totalement destiné aux combats et à la guerre, usant de son redoutable marteau !

            Néanmoins, au contraire des sémites qui jugeaient que "les dieux avaient gardé l'éternité pour eux", les scandinaves et germains se vengeaient en programmant la mort des dieux dans un combat final. Wagner a magnifié ce "crépuscule des dieux". Hélas pour les hommes, de cet Armageddon scandinave, seul un couple humain survivra, donnant naissance à une nouvelle humanité.

            La mythologie celtique est connue de manière fragmentaire, les druides gaulois entre autres ayant eu la merveilleuse idée de tout connaître et transmettre oralement. Quasiment tout a ainsi été perdu. Elle semble être d'origine indo-européenne. Cependant, les connaissances fragmentaires sur les mœurs des Celtes montre leur goût des sacrifices humains, mais semble-t-il au dépend de leurs ennemis –au besoin une autre tribu celtique-. Leurs villes fortifiées, leur temples, ont été retrouvés ceints de multiples crânes.

            En résumé, chez les uns et les autres, des dieux égoïstes, indifférents, injustes, satisfaits de massacres entre les hommes. Qu'ils soient UN ou multiples, il-eux est-sont mauvais !

 

 

Chap VIII. Les religions de tolérance : polythéismes égyptien, grec, romain.

Égyptiens.

            Akhenaton essaye d'imposer le Dieu unique et bon (voir le merveilleux hymne au soleil qui a donné le psaume 140) Aton. Mais le Dieu Amon reprend le dessus, D'ailleurs le Dieu bon Aton n'intervient pas : l'Égypte sous Akhenaton et Néfertiti dégénère, ce qui justement réinstallent Amon (et le pharaon Toutankhamon) au pouvoir. Amon : a donné amen. Les Hébreux emportent avec Moïse[1], le nom et l'idée du Dieu unique.

Grecs et Romains.

            Les polythéismes grec et romains; comme l'a montré brillamment Jean Soler, philosophe resté dans l'ombre car occulté par tous ceux qu'il dérangeait, ces polythéismes étaient un havre de paix pour tous les peules de toutes religion, car ils les admettaient toutes !

            Saint Paul fut accueilli favorablement à Athènes quand, découvrant une stèle dédiée "au dieu inconnu" ─ les Athéniens, dévots par nature, et à l'excès, lui ayant élevé cette stèle pour ne pas froisser une possible identité divine ─ il entreprit de prêcher que son Yahvé-Jésus-Saint-Esprit était (étaient ?) ce dieu inconnu. Après tout, étant polythéistes ils ne voyaient aucune objection à ajouter un dieu à leur panthéon. Et quand il leur parla de la résurrection, ils ne le conspuèrent pas mais rirent et partirent en disant "de cela nous parlerons demain".

            S'il fut moins bien accueilli à Éphèse, c'est qu'en risquant de détourner les pèlerins, nombreux, qui se ruaient dans cette ville pour adorer Artémis, il pouvait faire perdre leurs florissants revenus à tous les hôteliers et vendeurs de statuettes et colifichets, déesse et maquettes du temple, une des merveille du monde, de toutes tailles et tous matériaux...

            Rome et son Empire étaient un plus immense havre de paix et d'accueil pour toutes les religions ! Tous les dieux et déesses étaient les bienvenus, et leurs clergés ! Cela ne gênait pas les généraux que leurs légionnaires adoptent le culte de Mithra. Les temples d'Isis étaient légion. Pompéi en abritait un de toute beauté.

            Avec leurs milliers, voire millions de dieux ─ grands dieux publiques, petits dieux de la nature, dieux privés, Pénates gardant la maison, Lares images des ancêtres ─, leurs demi-dieux, leurs héros et empereurs divinisés, les Romains ne voyaient pas d'inconvénients à en rajouter d'autres.

            Les juifs même composaient dix pour cent de la population de Rome à l'époque préchrétienne. Tant qu'ils étaient perçus comme des monolâtres plus que comme des monothéistes ils ne dérangeaient personnes.

            Quand Alexandre arriva sur les bords de l'Indus et commença à pénétrer en Inde, il assimila les dieux hindous aux dieux grecs, eh bien quand les Romains conquirent la Narbonnaise et la "Provincia", réciproquement avec les Gaulois, ils établirent des concordances entre leurs dieux. César et Vercingétorix ne se combattirent pas en une guerre de religion !

            Et si les chrétiens, au début d'ailleurs judéo-chrétiens, juifs convertis à cette hérésie nouvelle, furent pourchassés et persécutés, c'est parce qu'ils commencèrent les hostilités en refusant et niant les autres divinités et donc menaçant l'organisation politico-religieuse de l'Empire. Les judéo-chrétiens juifs causèrent des troubles à cause d'un certain Chrestos note Suétone[2]en 42.

            Comme Alexandre Astier, dans son inénarrable série "Kaamelot" le fait dire à une servante romaine à sa maîtresse qui voulait se marier à un chrétien suivant ce rite : "le dieu unique ? il est plus méchant que tous les autres" !

            Oui, cette servante (ce réalisateur) confirmait Jean Soler : ce Dieu unique n'allait entraîner que malheur et désolations.

            Dès qu'un dieu devient Dieu, il devient Moloch.

 

Chap. IX. Quelques exemples de Sa bonté.  Le "Dieu de bonté" à l'œuvre.

L'amour et le sexe.

            Le pape Jean-Paul II a osé dire : "l'instinct sexuel vient de Dieu".

            On en voit  le résultat : viols avec violence parfois suivi de meurtre, viols d'enfants, proxénétisme et prostitution, pédocriminalité.

            Il y aurait 60 millions d'actes sexuels par jour dans le monde, dont la moitié imposés dont beaucoup de viols, d'après les recherches de l'ONU. Dieu voyant tout ce qui se passe en tout lieu et en tout temps, même la nuit,  est-il un voyeur passif ? A-t-il vu cette fillette  philippine, scène racontée à une ONG par sa petite compagne de malheur, qui fut égorgée devant les autres et enterrée "devant l'entrée du bordel". Et cette jeune fille philippine aussi, en Allemagne cette fois, refusant de se prostituer le jour de ses règles, et qui fut égorgée devant ses camarades "pour leur servir de leçon" ? [3]

            Dutroux. Freinet, Ferret, Émile Louis sont-ils ses disciples, accomplissant ses recommandations en suivant leur instinct d'origine divine ?

            Ou ce brave pape ne savait pas ce qu'il disait, car l'instinct sexuel vient du diable, vu tout ce qu'il fait commettre – la maîtrise de l'instinct sexuel vient de la société, qui a imposé le mariage, le tabou de l'inceste, de la pédophilie –, ou le Dieu de Jean-Paul est un triste individu. N'oublions pas les cardinaux de la Renaissance pédophiles -et il semble que cela dure jusqu'à nos jours- et qui faisaient castrer les petits garçons de leur chœur à la belle voix cristalline pour qu'ils la gardent la puberté venue ! Quel cœur !

 

Dieu éprouve ceux qu'il aime.

            Un musulman de mes amis aimait à me répondre « Dieu éprouve ceux qu'Il aime ».

            Certes, les musulmans de Bosnie, déjà évoqués, les chiites déchiquetés par les hommes-bombes sunnites, et vice-versa, peuvent en témoigner !

            Une jeune juive à qui ses parents déclamaient cette même remarque lors de la seconde guerre mondiale, eut l'excellente réponse : « Dieu ne pourrait pas nous aimer un peu moins ? »

            Oui, certain, Dieu aime éprouver ceux qui l’aiment ! C'est le seul point de théologie non contestable.

 

La justice divine.

            Pour un Hitler poussé au suicide devant son grand rêve détruit, combien de dictateurs sanglants mourront vieux et heureux dans leur lit : Mao, Salazar, Franco, Duvalier, Pol Pot !

            Dieu, même, a beaucoup d'humour : un séminariste espagnol rapportait au XVIIème siècle l'aventure de son maître, un chanoine tellement doué et digne d'éloge que son évêque, préférant résider à la cour, l'avait chargé de gérer son diocèse, à charge de lui envoyer les revenus à Madrid pour y mener grand train. Ce chanoine, imprégné de l'enseignement de Jésus-Christ, eut la main moins lourde sur les impôts prélevés sur les paysans et le petit peuple laborieux des villes, dont il devint une figure révérée, en odeur de sainteté. L'évêque lui en fit reproche, les revenus baissant. Comme ce chanoine lui plaçait devant les yeux les ordonnances de Jésus sur la pauvreté, la charité, l'amour des humbles, l'évêque ne pouvait rien rétorquer ! Il eut alors l'idée de le faire traduire devant un tribunal de l'Inquisition pour hérésie, trouvant quelques prétextes. Le chanoine fut condamné à être brûlé vif. Et, rapporte son élève, sur le chemin du bûcher, ce qui fit le plus de peine à ce saint homme fut de voir ce petit peuple qu'il avait protégé et dont il fut vénéré, rire et se réjouir du prochain spectacle macabre.

            Ne cherchez pas la Justice en ce bas monde, elle n'existe pas, elle n'a jamais existé. Pas plus que ses filles l'équité et le droit, sauf celui du plus fort, c'est à dire l'absence même de droit.

 

Dieu a toujours aimé les sacrifices humains, surtout de ses fidèles.

            Même de nos jours, Dieu se réjouit de sacrifices humains.

            Sans parler des Nazis qui lui ont offert un superbe holocauste de plus de six millions de ses zélateurs les plus observants, il n'est que de constater la bousculade qui fit plus de mille morts en Inde, lors du pèlerinage annuel au bord du Gange.

            Il y en a pour toutes les "fois" : le 13 septembre 2015, une grue dans la mosquée sainte de la Mecque tombe sur les pèlerins et en tue 107 ! Ils sont certainement au pays où coulent les fontaines de miel et où le vin leur est dorénavant permis, sous les beaux yeux des houris, comme les 1753 pèlerins morts étouffés, et huit cents blessés lors de la grande bousculade du 24 septembre 2015 !

            Mais Allah (loué soit-Il) n'en est pas à son coup d'essai : 1423 pèlerins asiatiques (Il n'est pas raciste) meurent étouffés dans le tunnel de la Mina -panne de ventilation-; 1994, 270 lapident Satan, et en meurent; 1997, 343 meurent dans un incendie du campement; 1998, 2004, on lapide encore Satan : même cause, même effet -118 et 251-; 2006, 364 !

            Et ce ne sont seulement pas les sunnites qui sont l'objet de son courroux -ou de sa délectation- : les mille victimes d'étouffements et de piétinement lors de la procession de Bagdad le 31 août 2005 étaient chiites !

            Qu'il s'appelle Jéhovah, Brahman, Allah, Il n'a de cesse de se repaître d'extermination en masse lors de processions en Son honneur !

            Analogue à l'impact du vendredi saint 1918 sur l'église Saint-Gervais  à l'heure de la messe, le premier coup de secousse tellurique se fit sentir lors même que des fidèles nombreux étaient présents à Assise dans la basilique dédiée au poverello.

            Oui, Dieu, et ceux qui l'entourent dans sa cour céleste, ont bien de l'humour. Au début des années 2000, un car de pèlerins polonais, peuple croyant et particulièrement dévot envers la sainte mère de Dieu, fait un périple en Europe pour parcourir ses lieux de pèlerinage et apparitions. Revenant de Fatima et de Lourdes, le chauffeur du car engage celui-ci en Haute Provence sur une route interdite aux poids lourds du fait de son inclinaison forte et d'un virage aigu terminant la descente, longeant un ravin profond. Mais la Bonne Mère ne les protège-t-elle pas ? Bien sûr, les freins subissent le fading fatal, et le car plonge dans le ravin, chutant de trente mètres, tuant ses soixante-dix pèlerins ! Espérons que la Bonne Mère priait pour eux à l'heure de leur mort, et qu'ils se retrouvèrent tous au paradis.

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Postface.

            J'espère qu'il y a une vie après la mort, et que nous passons tous devant Dieu pour le jugement suprême. Oui, je l'espère fortement, car je cracherai à Sa Divine Face, l'empoignerai au collet, et lui dirai : « alors, maintenant, explique !»[4]  « Tu peux me tuer si Tu veux, me réduire au néant éternel, me brûler psychiquement ou charnellement, ou même faire ressusciter ma chair pour me torturer physiquement (Coran : sourate III : " Je te brûlerai, et à mesure que ta peau brûlera, je la ferai repousser pour qu'elle brûle encore"), oui, Tu le peux car Tu es tout-puissant, mais, si Tu as du courage, explique ! Car, si Tu te tais, ce sera moi le plus fort, car je T'aurais fait taire ! Dieu omnipotent, sauf devant moi ! ».

 

 

            Ne cherchez pas Dieu, car Il n'existe pas. Et si vous Le cherchez quand même, vous Le trouverez, et ce sera pire que tout, car Il est le Dieu Mauvais !

 

            Alors, sombrant dans le silence du désespoir, quand vous aurez renoncé à toute espérance, constatant que terre et ciel, paradis et enfer, c'est de même ("voi ch'entrate, lasciate ogni speranza"), dans le plus profond de votre for intérieur,

Partez à la découverte de la Vraie Nature de Dieu.

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Bibliographie.

Hommes et Dieux, (Encyclopédie Histoire des hommes) Jacques Robert. R. GARRY éditeur.1981

Les Cathares de Montségur. Fernand Niel. coll. Les grands initiés. Robert Laffont.1973

Le défi cathare. Renée-Paule Guillot. Coll.Rites et traditions mystérieuses. Robert laffont.1975

Bible de Dhorme La Pléiade.

Bible du rabbinat français.

Le livre des darons sacrés (Bible en langue verte) Pierre Devaux. Éditions L'Humour des temps. Paris.1960.

La pesanteur et la grâce. Simone Weil. Plon 1988. Préface de Gustave Thibon in France Loisir 1991.

Le Mexique (Encyclopédie "Lieux de spiritualité"). Robert Laffont. 1984

Naissance de Dieu. La Bible et l'historien. Jean Bottéro. Gallimard, Paris, 1986 ou le grand Livre du mois. 2001.

 

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[1] Ou, plus probablement, avec des émigrés de la tribu des Hébroua dont il est fait mention sur une stèle égyptienne.

[2] "Judeaos, impulsore Chresto assidue tumultuantes, Roma expulit" - "Les Juifs provoquant continuellement des troubles à l'instigation de Chrestos, il les chassa de Rome" (Suétone, Claude, XXV)

[3] Témoignages lors d'une émission télévisée.

[4] Woody Allen ironisa : « si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse ». Bien gentil ce Woody !

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