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Le problème que cause l'abattage rituel halal n'est pas uniquement ni fondamentalement celui d'une  dîme versée par des citoyens laïcs à un culte musulman sans qu'ils le sachent ou veuillent, ni du problème sanitaire, mais celui d'une régression de la civilisation humaniste.

 

L'animal tué suivant le rite musulman est égorgé, c'est à dire que le cou est entaillé et scié au couteau. Les gros vaisseaux sont tranchés mais aussi la trachée et l'oesophage. L'animal s'étouffe dans son sang puis dans son vomi (j'ai des vidéos de sacrifice halal et aussi d'égorgement d'HOMMES par cette méthode, et j'ai assisté moi-même à des égorgements de moutons dans un abattoir marseillais). La mort ne peut être instantanée.

Le spectacle est horrible.

Or ce spectacle est quasiment toujours effectué en public dans les pays musulmans et il doit certainement l'être clandestinement dans notre pays (dans un reportage télévisé, à la suite d'un décret français qui imposait un abattage en abattoir contrôlé, un père expliquait qu'il voulait égorger le mouton devant son fils pour l'Aïd!). Il donne ainsi l'habitude de la cruauté dès l'enfance. Ma soeur, qui a passé plusieurs années au Maroc comme assistante sociale m'expliquait la facilité avec laquelle les Maghrébins égorgent leurs semblables humains venait de cette habituation à ce geste. Ne l'oublions pas, l'homme fait partie du monde animal. Ses émotions, sa culture, sont enracinées dans son organisme. Pythagore le remarquait déjà il y a plusieurs siècles: "tant qu'il y aura des abattoirs,  il y aura des guerres". S'habituer à la torture animale, c'est s'habituer à la torture humaine. Perdre son empathie avec le monde vivant, c'est perdre son empathie avec le monde humain.

 

Je ne peux tolérer et suis indigné qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je sais qu'au même moment on tue des hommes, on bat des femmes pour les forcer à se prostituer, qu'on en viole d'autre, qu'on martyrise des enfants, et qu'on égorge des animaux!

Or demain matin légalement on va martyriser des animaux avec l'accord de l'Etat. La moitié des abatages en France sera faite avec l'aval de l'Etat. Accepter cela est accepter Auschwitz. Il n'y a qu'une différence de degré, pas de nature.

 

Il y a une loi obligeant à étourdir les animaux avant égorgement. Cette loi doit être respectée. Sinon, pourquoi  obéir aux lois ne permettant les corridas que dans certaines villes de "tradition taurine" et pas au stade de France? à celles interdisant de faire souffrir nos animaux de compagnie? de les frapper cruellement aux yeux de tous? Pourquoi moi irais-je en prison pour ces actes de cruauté? pourquoi fermer les refuges animaux où ceux-ci sont retrouvés squelettiques? pourquoi réglementer les zoos?

En se soumettant à des coutumes barbares, nous acceptons une régression dans la barbarie.

 

Note: si j'ai assité à des pratiques halal, ainsi d'ailleurs qu'à l'abattage de vaches et chevaux au pistolet frontal, qui provoque une mort instantanée, de même qu'à l'electronarcose de porcs avant saignée, je ne connais pas le mode casher. Il me semble que la mort soit donnée en perçant les gros vaisseaux du coup (aorte et jugulaire) -c'est tout au moins ce que j'avais entendu dans le documentaire sur Massada, où les juifs résistants se tuèrent ainsi. En ce cas la douleur est moins forte (piqûre) et la perte de conscience est rapide (le cerveau est instantanément prive de sang). Mais si le protocole est le même, alors l'abattage casher est aussi barbare et doit être interdit sous cette forme.

 

Dans une interview récente, Arnaud Klarsfeld disait ne pas manger de viande casher, halal ni de foie gras, non par raison religieuse, mais pour ne pas participer à la souffrance animale.

Quant à permettre une loi d'exception pour les pratiques casher au sein de la loi commune, que les Juifs se rappellent ce que disait un homme politique juif avec humour quand M. Mitterand voulut créer l'éducation nationale unique, supprimant les écoles libres, mais prévoyant une dérogation pour les yechivas :"nous Juifs avons trop appris à nos dépends ce que signifie une loi d'exception pour en accepter une".

 

Note du 18 mars. Renseignements pris sur Google, l'abattage casher est aussi barbare. La gorge doit être tranchée jusqu'à la colonne vertébrale, incluant trachée et oesophage. Non seulement le problème sanitaire reste entier (issue de sang et de vomi dans les poumons), mais comment justifier "que la mort est rapide" quand on tue un boeuf de cette manière? Comment dire que l'animal soufre peu quand un bovin d'un quart de tonne est suspendu par un pied?

Ce que j'ai aussi appris sur Google, c'est que beaucoup de juifs pratiquant sont néanmoins contre cette pratique, la jugeant d'ailleurs peu ou pas justifiée par la Bible, ou au moins en contradiction avec le respect de la vie animale et l'interdiction de faire souffrir ces même animaux?

 

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