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PROFESSION DE FOI.

 

Je suis nationaliste!

Sans ambages, sans honte, sans repentance, je l'affirme : je suis nationaliste, et j'ajoute aussitôt : français.

Nicolas Sarkozy a dit:" le patriotisme, c'est l'amour des siens, le nationalisme, c'est le rejet des autres".

Que voila une assertion bien sentie!

Mais regardons-y de plus près.

Monsieur Sarkozy est-il un linguiste? un grammairien? un lexicographe? un penseur?

Quels sont ses références? Qu'a-t-il publié, écrit, qui mérite d'entrer dans une anthologie, un cours professoral archivé?

Quelle est sa formation, quels sont ses diplômes, qui lui permettent de trancher avec autant de superbe?

A vrai dire, quasiment le néant!

 

Quand je veux connaître le sens d'un mot, ou veux former ma pensée, je me tourne vers les sources autorisées: le Littré, le dictionnaire de l'Académie, le Robert (encore que...), le dictionnaire culturel de la langue française, le Trésor de la langue française de l'académie de Nancy etc..., et vais vers les grands auteurs : Montesquieu, Renan...

 

Tous convergent vers un pôle : "une nation, c'est un groupe d'individus qui veulent vivre ensemble sous les mêmes lois, avec le même idéal". Certains ajoutent : "avec la même histoire, le même territoire", mais cela ne semble pas indispensable.

 

Vivre ensemble : cela présuppose le respect des uns et des autres, la volonté d'agir pour le bien commun, le refus de l'oppression par l'autre et sur l'autre. Nos pères conscrits ont pu résumer ce vouloir vivre ensemble : liberté, égalité, fraternité!

 

Sous les mêmes lois : cela présuppose que ces lois sont rédigées ensemble, tirées souvent de l'histoire commune, et l'engagement de les respecter. Socrate, que ses juges  venaient de le condamner à mort à leur corps défendant du fait d'un respect trop formaliste de la procédure, et qui lui proposaient de le laisser s'échapper, leur fit dire : "j'ai respecté les lois d'Athènes lorsqu'elles m'étaient favorables, il serait indécent que je ne les respecte pas quand elles me sont défavorables".

 

Avec le même idéal : celui qui nous a conduit à rédiger la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

 

Si j'ajoute "français" à cette déclaration de nationalisme, c'est que seul un Français, Montesquieu, a pu écrire, dans cette belle langue du XVIIIème siècle: "je suis homme avant que d'être français".

Dans aucune autre nation on n'a entendu telle affirmation.(1)

 

Non, monsieur Sarkozy, et vous Monsieur François Mitterrand (2), le nationalisme, ce n'est pas le rejet de l'autre, c'est vouloir lui faire partager nos valeurs humanistes, puisées dans le judaïsme, la pensée grecque, le christianisme, ne vous en déplaisent, qui ont conduit à des Pasteur, St Vincent de Paul, Montesquieu, entre autres, car il serait trop long même de citer un seul exemple dans tous les domaines de l'activité humaine.

 

(1) Dans le métro parisien existent les stations "Franklin D. Roosevelt", "George V", "Bolivar", etc..., cherchez une seule station "Charles de Gaule", "Lafayette", "Pasteur", etc... dans les métros de Londres, Moscou, New York!

Du même Montesquieu :

" Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille, et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. "

(2) "Le nationalisme, c'est la guerre" (au parlement européen).

 

 

Je ne suis pas patriote!

 

Le patriotisme a été trop souvent prétexte à certains peuples pour envahir d'autres territoires, opprimer les autres, se livrer aux pires exactions.

Etait-il noble de mourir pour sa patrie pour un waffen SS en Russie, ou dans les ruines de Berlin, après avoir pendu des enfants des Hitler Jugend défaillants? Pour un soldat britannique combattant les Boers en Afrique du Sud afin de voler les richesses de ce pays? Pour un Japonais exécutant au sabre (de Samouraï !) des prisonniers anglais ?

 

Est-il noble pour un industriel japonais de se livrer, à l'aide de son ministère de l'industrie, à des pratiques commerciales déloyales afin de s'implanter dans un pays et de faire mourir son industrie? pour un agent de la CIA de se livrer aux pires "coups tordus" dans des pays alliés, et au détriment de ceux-ci ?

 

Ce patrotisme là, c'est le rejet de l'autre, MM Sarkozy et Mitterand !

 

Non, il n'est pas sain d'être patriote... quand son pays est en paix et non menacé dans son existence.

Mais quand la patrie est en danger, alors le patriotisme devient la seule valeur , et absolue.

Chaque citoyen doit tout à sa patrie, et en premier lieu envisager le sacrifice de sa propre vie.

 

Sous Charlemagne et les premiers rois, il existait un emblème, la bannière de Saint Denis. Elle était triangulaire, rouge (déjà!  en fait rappelant le vexilum rouge romain) bordée de vert (déjà aussi !).

Quand l'empire ou le royaume était en paix, cette bannière était déposée sur l'autel de la basilique de St Denis.

Quand l'Etat était menacé, on allait la chercher en procession et elle était alors hissée sur une lance et caracolait en tête des armées... jusqu'à la victoire !

Une fois celle-ci acquise, une même procession rapportait cette bannière sur l'autel.

 

Voilà ma profession de foi : nationaliste quand mon pays n'est pas menacé, patriote quand la patrie est en danger.

 

La Peine capitale (et non peine de mort).

La peine de mort est réclamée par une grande partie de l'opinion publique. Son rétablissement répondrait aux vœux de beaucoup de citoyens mais se voit opposer plusieurs obstacles.

Le premier mais le moins important, car on peut toujours dénoncer un traité que l'on a signé, est que la France a signé la convention européenne des droits de l'homme qui interdit l'application de la peine de mort. Mais un état peut parfaitement revenir sur sa signature et se retirer d’un traité, après en avoir averti ses cosignataires.

 

Arguments pour rétablir la peine de mort.

-Cette peine reste le seul moyen d'éviter une récidive.

-Elle reste la seule capable de soulager la peine des familles des victimes en établissant une justice.

-Elle reste la seule capable de laisser dans l'esprit des citoyens l'évidence que justice a été faite.

Seul le premier argument est décisif, les deux autres pouvant être discutés.

 

Arguments contre son rétablissement.

-Elle ferait régresser notre civilisation.

-Elle ne ferait que traduire un bas sentiment de vengeance et non de justice.

-Elle serait contraire à la morale judéo-chrétienne (« tu ne tueras pas »).

-Elle pourrait être, vu les profondeurs de l'esprit humain et ses paradoxes, plutôt un encouragement pour certains à mener une vie dangereuse pour leurs concitoyens.

-Il n'est pas certain que l'application de la peine de mort soit dissuasive pour les autres citoyens dangereux.

 

Il reste donc à trouver un moyen qui réponde à la soif de justice des citoyens et qui soit aussi décisif pour éviter la récidive et dissuasif pour les autres citoyens dangereux.

 

Il semble que l'application d'une « peine capitale », c'est-à-dire une perpétuité réelle sans espoirs de libération, dans des conditions dures, et avec des peines complémentaires telles que la mort civile (divorce automatique, distribution d'un éventuel héritage…) répondent aux demandes d'équité, de justice, d'apaiser les esprits des familles, d’être dissuasif, d’éviter les récidives.

 

Avantage politique important : si une présidente (ou un président..) fait voter et appliquer une loi de « peine capitale », lors de sa candidature à un renouvellement, ou lors d’un passage de témoin après deux mandats, il pourra donner comme argument aux citoyens : « si mon successeur est de gauche ou un libéral de droite, il reviendra immédiatement sur cette perpétuité réelle, et vous verrez à nouveau ces grands fauves relachés ».

 

Développements.

 

Cette peine reste le seul moyen d'éviter une récidive.

Inutile de revenir sur cet argument. Inutile aussi de revenir sur le fait que l'on risque toujours d’ exécuter un innocent.

 

Elle reste la seule capable de soulager la peine des familles en établissant un sentiment de justice.

Malgré les arguments d'esprits bien-pensant, une juste et sévère peine est seule capable de soulager (et non pas d'effacer) la peine de l'entourage et des familles de victimes qui ont souvent été torturées ou ayant souffert d'abondance avant la mort[1]. Un bas sentiment de vengeance ? Les romans les plus populaires dans le monde sont la traduction d'une vengeance (le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas, est le seul livre connu de quasiment tous les Américains, pourtant peu cultivés).

 

Elle seule reste capable de laisser dans l'esprit des citoyens l'évidence que justice a été faite.

Il faut ici balayer les arguties de bien-pensant naïfs : dire que la peine du talion est barbare et archaïque c’est oublier simplement que cette peine du talion a été inventée dans la morale antique pour justement réduire l'importance des vendettas. Autrefois on se vengeait par une peine plus importante que celle reçue. Appliquer peine pour peine n'est que justice dans l'esprit humain et dans l'inconscient des hommes. Elle seule assure l'équité.

 

Elle ferait régresser notre civilisation.

Il est un fait que cet argument est valable. Surtout, si un parlement votait une loi rétablissant la peine de mort, on voit mal le président, un premier ministre, un ministre, une commission que ce soit d'éthique ou de sages, discuter sur les moyens de mettre à mort un individu ! Reconstruire une guillotine ? Edifier une chaise électrique ? Discuter sur les moyens et les dosages de produits à injecter[2] ? ( En dehors du fait que la mise à mort par injection semble bien douce pour un grand criminel qui a fait souffrir et donc ne répond pas aux besoins d’une punition sévère).

 

Elle serait contraire à la morale chrétienne (ou judéo-chrétienne) : « tu ne tueras pas »[3]

Outre le fait que l'État d'Israël, se prétendant une théocratie juive, a utilisé la peine de mort (Eichmann), il convient de se pencher sur la traduction réelle du commandement de la Bible. Hormis le fait que ce commandement est un impératif (impératif rendu en hébreu par le futur à la deuxième personne du singulier) et que la traduction réelle devrait être « ne tue pas », il semble que la traduction juste soit : « ne commets pas de meurtre ». D’ailleurs la Bible du rabbinat français traduit : « ne commets point d’homicide » (Exode, 20,13).

Dans l'Antiquité le meurtre était courant et ne soulevait pas beaucoup d'objections de la société ni de culpabilité de celui qui le commettait[4]. Ce commandement apporte indéniablement un progrès majeur dans l'évolution de l'humanité. Mais il permet la mise à mort par décision de justice et évidemment en cas de légitime défense individuelle ou en cas de guerre.

Sinon comment expliquerait-on que Moïse, à peine descendu du Sinaï, portant dans ses bras les tables des dix commandements qui venaient d'être gravées par le doigt de Dieu (version hollywoodienne), constatant qu'une partie de son peuple est repartie à l'idolâtrie, fait exécuter quelques milliers d’Israélites d'après la légende… Comment justifier aussi que Josué entreprenne des guerres innombrables pour conquérir la terre promise…

La peine de mort par voie de justice pour rétablir le désordre introduit par un meurtre répond à la deuxième alliance de Dieu avec l'humanité, c'est-à-dire avec Noé après le déluge.

«Qui verse le sang de l’homme, par l’homme aura son sang versé[5]».

Donc la mise à mort pour meurtre par voie de justice est parfaitement justifiée dans l’éthique judéo-chrétienne. [6]

 

Elle pourrait être, vu les profondeurs de l'esprit humain et ses paradoxes, plutôt un encouragement pour certains à mener une vie dangereuse pour leurs concitoyens.

Il est un fait que paradoxalement, et Freud l’a bien montré, que notre esprit est attiré par Thanatos et Éros, que la mort, soit donnée, soit reçue, soit risquée, à une grande attirance pour certains esprits. Pour un être normal Eros (l'attrait pour la vie) est supérieur à Thanatos (l'attrait pour la violence et la mort) mais pour quelques esprits détraqués Thanatos l'emporte.

Du temps de la décapitation par guillotine certains truands s’étaient fait tatouer des pointillés à la base du cou en y ajoutant « découper suivant les pointillés ». D'autres écrivaient en haut de leur poitrine : « promis à Deibler (le nom du bourreau de l'époque) ». Un des cris de guerre des armées franquiste était « viva la muerte ». Un général français, pour motiver une attaque dangereuse de la légion étrangère a dit à ses troupes « légionnaire, vous êtes engagés pour mourir pour la France et je vous envoie où l'on meurt ».

 

Il n'est pas certain que l'application de la peine de mort soit dissuasive pour les autres citoyens dangereux.

Aucune étude sérieuse n'a pu montrer que l'abolition de la peine de mort avait fait chuter ou au contraire augmenter les crimes de sang par la suite.

On peut balayer les arguties de quelqu’ avocat de gauche prétendant finement « qu'un criminel ne lit pas le code pénal avant de commettre un crime »(entendu à la télé). Certes il n'entre pas dans le détail suivant la gravité du délit, et effectivement on peut juger un individu qui tue brutalement, ou torture, parfois jusqu'à la mort, ou viole avec violence, est une anomalie dans le comportement humain inscrit dans les gènes d'Homo sapiens[7], et qu'il ne faut pas trop attendre de reflexion de leur part. Leur comportement est compulsif et amoral.

Mais on peut introduire dans l'inconscient de tous : « si tu prends une vie on te prendra la tienne »

 

Quels moyens alors de répondre à la soif de justice innée en tout citoyen, au besoin d'être calmé dans sa douleur, pour éviter la récidive et être dissuasif ?

 

Il semble qu'une perpétuité réelle aggravée de moyens complémentaires réponde à tous ces prémices. Cette perpétuité réelle nous pourrons l’appeler peine capitale car rien d'autre même la mise à mort ne pourrait lui être supérieure.

Cette peine dite capitale, car équivalente à une peine de mort, serait une véritable « mort civile ». Le condamné disparaîtrait en fait de l'existence : divorce automatique si l'éventuelle épouse le réclame, partage de ses biens comme pour un héritage. Il serait assuré de terminer ses jours en cellule, n'étant hospitalisé que lorsque sa santé serait extrêmement menacée, puis remis en cellule, et jamais libéré même pour une chimiothérapie qui serait réalisée en cellule. Ces conditions de détention seraient extrêmes tout en n’étant pas une torture, analogue à ce que subit actuellement un « Français », en fait marocain de Lyon, aux États-Unis : mis en cellule unique enfermé 23 heures sur 24 avec 1heure de promenade, isolé, par jour, et ceci pour la vie.

 

Cette peine capitale

-Aurait l'avantage de ne pas remettre en cause la convention des droits de l'homme européenne que la France a signée car celle-ci n’exclut que la mise à mort.

-Aurait l'avantage de ne pas nous faire régresser dans le progrès…

-Elle serait un moyen tout autant valable d'éviter la récidive de ce que l'individu ne sortirait jamais.

-Elle serait capable de soulager la peine des familles des victimes car cette vie sans espoir serait pire que la mise à mort. Des révoltes récentes de condamnés à de longues peines, déclarant préférer la mise à mort, en sont la preuve.[8]

-Pour la même raison qu'elle reste la seule capable de laisser dans l'esprit des citoyens l'évidence que justice a été faite.

-Elle serait conforme à la morale judéo-chrétienne puisque l'individu n'aura pas été tué et même qu'il aura de longues années devant lui pour réfléchir à l'étendue de son crime et se repentir…

-Pour répondre aux besoins d'éviter l’attrait chez certains pour Thanatos, elle remplacerait le goût bravache de risquer la mort par la crainte de ne devenir qu'un zombi, qu'un organisme à peine vivant, promis à la déchéance prolongée et à une mort dans l'ombre et discrète. Elle serait dissuasive car on appliquerait dans l'inconscient de ces individus l'adage : « si tu traites un autre comme de la viande sans âme, on te traitera comme de la viande sans âme ».

KINDER, KIRCHE, KÜCHE !

    Madame Simone Weil, une femme que je respecte profondément, un des rares "hommes" d'Etat que nous ayons eu, se laisse parfois aller elle aussi à quelques "dérapages", certes bien légers, mais qui laissent effleurer qu'elle aussi raisonne parfois sur des chémas mentaux primaires.

Ainsi, voulant déconsidérer la proposition de Jean-Marie Le Pen d'octroyer un salaire féminin (1) à toute jeune femme ayant un métier et qui le quitterait momentanément pour élever un ou des enfants, s'exclama "il veut renvoyer les femmes à la cuisine".

On peut comprendre cela au premier degré, ce n'est pas méchant, même si c'est un peu bête.

Mais Madame Weil a assez de culture pour qu'on ne décrypte pas plus avant sa réplique.

Elle faisait référence aux "Trois K" que Bismarck assignait aux femmes allemandes :"Kinder, Kirche, Küche" : Kinder : faire et élever les enfants; Kirche: aller à l'église (2), ou s'occuper de la religion; Küche: être à la cuisine.

En assimilant Le Pen à Bismarck, ne voulait-elle pas aussi l'assimiler par ricochet à un autre Allemand (ou tout comme...) autoritaire et entêté...

Allons, Madame Weil, pas de ces petites bassesses, ne ternissez pas votre image.

Notes: On caricature Bismarck avec ces trois K. Il semblait assigner la femme allemande aux taches triviales: faire des enfants, les nourir, les torcher... se limiter aux bondieuseries... faire la "bouffe".

En fait, Kinder: faire des enfants pour renouveler la nation allemande (les Françaises feraient bien de s'en inspirer); les élever, en faire des adultes responsables. Kirche: garder la tradition spirituelle et religieuse. Küche: "nourrir" la famille des idées de devoir, de morale .

Bismark faisait de la femme allemande le pilier de la famille et de la nation.

Quand on constate le résultat : créationd'une nation allemande forte et unifiée en "donnant la pilée" à la Bavière, l'Autriche puis la France en 1870, au début de 1914, en 1940..., on peut s'intéroger sur la méthode.



Par ailleurs, Madame Weil, alors ministre, interrogée par un hebdomadaire féminin, avouait que la vie politique ne valait peut-être pas le sacrifice de se priver des joies de la famille...

 

(1) ce salaire féminin était proportionnel au salaire initial, il entraînait une cotisation pour la retraite. Quel progressiste ce fasciste émule de Bismarck!

(2) curieusement, Bismark persécutait alors les catholiques ("Külturkampf")

 

LA TURQUIE EN EUROPE?

 

La Turquie demande de manière de plus en plus revendicative son admission dans l'Europe. Cette revendication agressive augure bien de ce que sera son attitude une fois admise!

Pour commencer, on devrait conseiller aux autorités turques -et à leurs intellectuels participant à des émissions radio ou télé- de ne pas utiliser leurs deux arguments majeurs:

-la Turquie est européenne car elle a une partie territoriale en Europe. Hormis le fait qu'à ce compte la France est nord-américaine, sud-américaine, africaine, pacifique, puis qu'elle a quelques territoires dans ces continents, on doit rappeler que la Turquie n'a été européenne que par ses invasions sanglantes permanentes, par son occupation sanguinaire des territoires conquis, et que le peu qu'on lui a accordé en démembrant l'empire ottoman n'aurait pas dû lui être donné.

-la Turquie a un long passé commun avec les peuples européens : oui, certes : le siège de Vienne, l'assaut sanglant de Malte, les massacres de Chio, de Smyrne, l'invasion de Chypre... mieux vaut les oublier...

Alors je propose de répondre à la Turquie : entrer en Europe?

OUI, SI, ou NON, SAUF SI:

-évacuer le nord de l'île de Chypre. C'est une aberration mentale que des fonctionnaires ou politiciens européens acceptent de discuter avec un pays ayant envahi et occupant un pays de l'Union!!! C'est comme si l'Allemagne avait voulu construire l'Europe en continunant à occuper l'Alsace et la Lorraine, ou l'Italie le conté de Nice!!!

-reconnaître le génocide arménien;

-donner la liberté religieuse aux citoyens turcs de religion orthodoxe grecque et apostolique arménienne. Actuellement les autorités imposent que le patriarche oecuménique soit citoyen turc, alors que les orthodoxes turcs sont à peine dix mille. Même l'Italie de Mussolini n'avait exigé que le pape soit italien! Les séminaires arméniens sont interdits, ce qui condamne à terme la survie de cette confession.

Il n'est pas nécessaire d'être rigide. Les diplomates pourront prévoir un aménagement de l'évacuation du nord de Chypre: les militaires dehors, mais certains paysans turcs pourraient rester. La reconnaissance du génocide arménien pourrait avoir une formulation différente, et en reconnaissant la culpabilité du seul gouvernement de l'époque. Cette formulation serait faîte en accord avec les représentants de la diaspora arménienne. Faire du Phanar un Vatican orthodoxe serait un gain culturel et économique pour la Turquie.

Mais tant que la république turque n'aura pas donné ces trois gages de démocratie, de pacifisme, de tolérance religieuse, tous les beaux discours ne seront que mensonges: RESTEZ DEHORS! 

 

UKRAINE ET SÉPARATISMES.

Il est inconcevable que les hommes d'état internationaux restent rivés à leurs vieux principes !

En Afrique, les Africains eux-mêmes ont émis le principe qu'ils ne devaient pas remettre en cause les frontières héritées du colonialisme, alors que les états colonisateurs avaient taillé dans la géographie physique sans se préoccuper de la géographie humaine (les ethnies).

Conséquences : guerres "civiles" et génocides permanents ! Plutôt que garder les Burundi et Ruanda, il eut mieux valu créer un Hutuland et Tutsiland !

Il est inutile, vain et criminel de vouloir faire vivre ensemble des peuples qui n'ont n'en aucune envie !

On a vu ce qui s'est passé en Yougoslavie, où des peuples de même ethnie, parlant des langues proches, se sont entretués parfois au lance-flammes sur des femmes et enfants, alors que les différences tenaient à la religion, musulmane, orthodoxe ou catholique, et l'alphabet servant à retranscrire la même langue !

Les Scandinaves avaient pourtant montré la voie, avec la séparation pacifique du Danemark avec la Norvège, de la Norvège avec la Suède, tous devenus des états scandinaves en paix et prospères !

Les Slovaques et les Tchèques en étaient à vouloir se battre quand ils se sont séparés, et en ce jour ils sont les meilleurs amis du monde dans l'Europe !

Alors laissons les Ukrainiens "ukrainophones", catholiques de rite latin ou oriental, et les Ukrainiens russophones, orthodoxes, fonder deux états, l'un se rapprochant de l'Europe, l'autre de la Russie, et demain ils seront copins comme cochons !

 

Élire un président non par défaut mais par conviction.

Un politologue, David Desgouilles , écrit ce jour dans le Figaro :  "Le risque à la fois le plus important et le plus grave que nous risquons de vivre en mai 2017, c'est encore un Président élu par défaut".
Que ce soit Fillon, Macron ou Marine (les trois seuls susceptibles d'être au second tour), le président sera élu par conviction et non par défaut.
Quant à cette élection par défaut, c'est une tare de la constitution de la Vè république. ("au premier tour, on choisit, au second, on élimine" !!!). Donc il faut en changer !
Des politologues (ça ne sort pas de ma petite personne) proposent :
1/le sortant se présente à un "plébiscite" : je renouvèle ou pas ? Si non : élection classique. Les Français en avaient assez de Giscard, mais un autre homme de droite aurait pu battre Mitterrand;
2/les trois premiers vont au second tour (Jospin aurait pu gagner, ou Chirac être plus légitime);
3/ on revient à l'élection du président par le parlement ! (on élit le plus rassembleur).

Décembre 2016

 

Revenu universel; revenu citoyen; impôt négatif.

Revenu universel, revenu citoyen (je préférerais revenu du citoyen), impôt négatif : le sujet est à la mode en ces mois d'élections...

Ce revenu donné à tous sans condition semble une utopie à beaucoup, un scandale pour d'autres -enlever tout sens à la "valeur travail", "favoriser l'assistanat"- .

En fait cette mesure est : 1/utile moralement et socialement 2/finançable sans surcoût et même bénéficiaire. Mais à la condition de l'appliquer intégralement dans tous ses items, sinon elle est dispendieuse et même néfaste pour la société.

Cette proposition, je l'ai lue exposée par un éminent économiste dont j'ai oublié le nom, dans une double page du quotidien Le Monde il y a déjà plus de quarante ans ! Les bonnes idées ont du mal à être acceptées.

Plutôt que d'en exposer le principe, illustrons-la :

Aujourd'hui un employeur paye un employé mais lui retient (car "part employeur" et "part employé" est un faux-semblant : le patron paye les deux parts !) des cotisations sociales : CSG, CRDS, allocations familiales, transport, veuvage, chômage, retraites variées etc. Ces cotisations sont envoyées à différents organismes, traités par ceux-ci, reversés, après moult calculs de comptables, de percepteurs, de payeurs, moult vérificateurs, contrôleurs, secrétaires, standardistes...

Et le citoyen reçoit de tous ces organismes allocations familiales, logement, chômage si besoin, retraites variées, ad libitum. (exemple : je reçois une retraite de la caisse d'allocation vieillesse, de l'IRCANTEC, de l'AGIRC, de l'ARRCO !).

Avec le revenu du citoyen, l'État verse un revenu suffisant pour vivre, très sobrement mais sans misère, à tout citoyen. Admettons 1 000 € par adulte majeur, 500 € par enfant, 1 500 par retraité. Et il les verse à TOUS, l'impôt sur le revenu progressif se chargeant de récupérer sur les plus fortunés. Et il supprime TOUS les organismes sociaux.

Ainsi chaque citoyen a le choix de vivre sans travailler, ou avec un emploi mi-temps, temps partiel, voire un "petit boulot" pour vivre dignement. Charge à lui, s'il veut mieux vivre, d'occuper un emploi mieux rémunéré.

Par ceci l'État supprime tous les organismes extrèmement  coûteux qui collectent les cotisations  les trient et les reversent. Les économistes de profession ont fait les calculs, et cette économie est considérable, capable de financer à elle seule le coût de la mesure. L'éventuel déficit pouvant être comblé par une progressivité plus forte de l'impôt. Plus de caisse d'allocation familiale, d'URSSAF, de caisses de retraite (CNAV, ARRCO, AGIRC, IRCANTEC etc.), d'allocation logement...

Seule la couverture de la santé poserait quelques problèmes, mais faciles à résoudre : une CSG modérée suffirait à couvrir les dépenses de sauvegarde (interventions, dialyse rénale, greffes, consultations au tarif secteur 1 et sans dépassement d'honoraires, génériques), libre à chacun de se couvrir par une mutuelle de son choix pour accéder à des praticiens prestigieux, être hébergé dans des cliniques luxueuses, voire à l'hôpital américain de Neuilly comme nos dirigeants socialistes...

Les employeurs reverseraient ces cotisations à leurs employés, dont le salaire augmenterait d'autant : relance par la consommation ! Ces employeurs feraient une économie de gestion considérable, et voire même pourraient ne reverser qu'une part des cotisation (le 1/3 par exemple) : relance de l'économie par la compétitivité !

La relance de l'économie serait donc "par les deux bouts".

Chaque citoyen serait alors chargé de mettre de côté une partie de son salaire, augmenté des anciennes cotisations, pour sa retraite, complétant les 1 500 € qui lui seraient alloués, mais certains s'en contenteraient ! Il devra épargner aussi pour ses périodes de chômage, complétant un salaire, déjà réévalué par la non-rétention des cotisations,  par ce revenu de 1 000 € mensuel, de même qu'en cas de maladie, de grossesse.

Des organismes privés ou mutualistes (fonds de pension, caisses de sécurité sociale privées comme il en existe déjà, mutuelles de santé, de chômage, d'arrêt maladie...) s'en chargeraient. Des secteurs importants de l'économie seraient relancés ou créés, résorbant en effet secondaire les fonctionnaires licenciés par la disparition des organismes sociaux, fonctionnaires dont une grande partie pourrait être redirigée sur un autre secteur, déficitaire en travailleurs,  de la fonction publique : une secrétaire de la sécurité sociale peut très bien devenir secrétaire médicale hospitalière ! Voici une cause troisième cause de relance de l'économie !

Mais là encore, je précise bien, comme l'a fait l'auteur de cet article, cette réforme doit être accomplie dans sa totalité pour être viable.

Quand Christine Boutin, présidente du parti chrétien-démocrate, dans sa posture de charité chrétienne, propose un revenu universel en ne versant qu'une allocation au petits revenus, elle engage des dépenses folles pour l'état sans aucune rentrée ! Elle ne propose en fait qu'augmenter les impôts des classes moyennes et supérieures, qui en ont assez de cette "redistribution" marxiste, ou d'augmenter le déficit et la dette. L'enfer est pavé de bonnes intentions !

Benoît Hamon fait la même chose, dans cette idéologie, au moins clairement affichée. Il n'économise qu'à la marge en regroupant les multiples aides actuelles, mais  que très peu, gardant les multiples organismes sociaux.

Enfin il est nécessaire de préciser que ce revenu citoyen doit être versé uniquement aux citoyens français ! Même un travailleur étranger en situation régulière ne la toucherait pas, sauf après naturalisation. Sinon le monde entier va rappliquer en France, détruisant et cette réforme et la relance économique !

Janvier 2017