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III. MENS SANA IN CORPORE SANO.

 

L’altruisme est le meilleur garant d’une vie longue et heureuse.

 

Ex. L’abbé Pierre, Sœur Emmanuelle.

 

Il n’est pas nécessaire d’être un saint pour profiter de ses bienfaits, une attitude ouverte, gaie, optimiste, suffit :

         Les habitants d’Okinawa, des Andes,

 

Preuve scientifique : la surface sociale, les accidents cardiovasculaires, les cancers et l’espérance de vie.

 

Surface sociale : associations, amicales,

 

Être optimiste et gai ?

           Être optimiste est vital pour... votre vitalité! Toutes les études scientifiques concordent sur ce fait. Être gai maintient le santé et l'efficacité.

            Mais là encore, devant l'étendue de la misère dans ce monde, où la moitié au moins des humains souffre  et où pour certains  la vie est un enfer, persister à être gai et optimiste semble ressortir d'une béatitude niaise ("l'imbécile heureux") et d'un égoïsme avéré.

 

            Alors faut-il se morfondre en permanence? 

            Posez-vous ces questions, et y répondez sans détour:

                   -le fait de me flageller mentalement sur le malheur des autres à cent mille lieues d'ici va-t-il réduire d'un iota le malheur d'une seule personne qui se trouve là-bas? 

                   -est-ce en jeûnant et refusant un repas amical que je vais augmenter d'un gramme la ration d'un petit Somalien que les seigneurs de la guerre font mourir de faim?

                     -est-ce que moi seul ici je puis empêcher la mutilation des petites filles en Afrique, la mise à mort de centaines de femmes en Inde, Pakistan, par aspersion d'essence; la lapidation de milliers d'autres en Afghanistan et en Somalie;  le dépérissement par hygiène insalubre, manque d'eau potable de millions d'enfants?

               Non, ici-et-maintenant et seul, vous n'y pouvez rien de rien! 

 

               Méditer cette anecdote chinoise :

               Confucius (Kon Fou Tseu) allait prêcher de village en village, juché sur son buffle.

               Un jour, dans un village, trois jeunes gens l'attendaient.

               "Maître, dîtes-nous comment faire le bonheur du monde?" (les jeunes gens sont toujours ambitieux).

                "Facile!" répondit Confucius.

                Etonnement des jeunes gens! 

                "C'est simple, poursuivit le Maître : efforcez-vous chaque jour de répandre un tout petit peu de bonheur à ceux qui vous entourent. Si tous s'y efforcent, le bonheur se rependra de proches en proches par contagion dans le monde entier!"

 

           Alors cessez de culpabiliser : prenez votre part de la tâche : rendez les gens heureux autour de vous, donnez votre part aux organisations caritatives, votez pour les partis et les personnes qui participent de cette orientation, lutter contre toutes les injustices, quite parfois à en subir des conséquences désagréables("le courage, disait JF Kennedy, c'est de faire ce qu'on doit faire, quand il faut le faire, sans s'interroger sur les conséquences qui peuvent survenir". Et il payé de sa personne). 

          Vous pourrez en plus certes, vous engager vous-même (associations caritatives, partir en coopération, participer à des actions politiques etc.), mais, même à un petit niveau, faîtes votre devoir d'homme, et jouissez sans remord de la vie!

 

            En étant optimiste et gai, vous renforcez votre vitalité et deviendrez plus actifs et disponibles pour lutter contre les injustices de ce monde.

            Curieusement ou paradoxalement, l'immense philosophe Spinoza déclarait dans son Éthique que la meilleure chose pour un être était de lutter pour sa propre survivance et que cela lui apporterait la "laetitia"*. mais attention, Spinoza nous recommande de suivre notre propre nature, (Deus sive Natura, toujours), qui inclut l'altruisme, naturel chez l'homme.

 

*traduire laetitia chez Spinoza par "béatitude" me semble être un contresens.    

 

Comment faire un bon repas et bien digérer ?

                   Vous avez décidé de faire "une petite bouffe" entre amis, ou un véritable repas luxueux dans un restant étoilé pour fêter un événement familial ? Mais vous n'êtes pas satisfait au fond de vous-même car tant de personnes souffrent de la faim, y compris ces SDF que vous allez croiser sur le chemin de ce restaurant ? 

                La solution est simple:  vous ne pourrez à vous seul résoudre le problème de la famine mondiale, ni celle de votre pays!   Mais en vous rendant à ce repas, donnez au premier marginal rencontré et mendiant sa pitance une bonne participation, proportionnelle à ce que vous allez dépenser ce soir. Votre inconscient va se mettre au travail. Au fond de vous toute culpabilité disparaîtra, et vous aurez une bonne soirée en famille ou entre amis, et une bonne nuit. Vous aurez résolu le problème à votre niveau. Et l'inconscient collectif vous donnera votre récompense.

 

Pb des malheurs.

Histoire bouddhiste.

 

Surmonter les graves accidents de la vie.

 

Divorce, séparation, abandon par le conjoint.

    Maintes et maintes fois j’ai entendu des amis, des membres de ma famille, se répandre en plaintes : «  nous avons vécu si longtemps l’un pour l’autre, nous avons réalisé tant de choses ensemble, subi et surmonté tant d’épreuves, mis au monde et élevé des enfants, pour en arriver là ! Tout cela est gâché, annihilé ! Ma vie d’hier et d’aujourd’hui n’a plus aucun sens ! »

Eh bien NON !

La vie et ce qu’on en fait n’est pas une carrière militaire ou de fonctionnaire : on ne  vit pas pour un accroissement permanent, linéaire, une montée jusqu’aux plus hauts grades ou fonctions. La vie et ce que nous en faisons n’est pas un investissement industriel ou une campagne militaire, qui doivent se terminer par un aboutissement suprême. Un divorce n’est pas l’échec au grade de général, au rang de ministre, n’est pas une faillite ou une ruine, ni un Waterloo annihilant des Austerlitz, Iéna, Arcole, Marengo !

« Notre patrimoine, ce sont nos souvenirs » (Romain Gary).  Les moments heureux  que nous avons vécus, personne, pas même Dieu ! , ne peut faire qu’ils n’aient jamais été ! Ce que nous avons construit de positif, rien ni personne ne peut retourner dans le passé pour le détruire.

Vous avez vécu heureux vingt ans ? Votre personnalité s’est magnifiée par l’amour vingt ans ou plus ? Voilà un bon patrimoine ! Gardez-le.

Repartez sur de nouvelles bases, sans rancunes, sans rancœur. Votre avenir n’en sera que meilleur !

Ce que vous avez pu construire, personne ne peut le détruire, mais   seule une personne  peut le déconstruire, et c’est Vous.

 

La mort de proches.       

Pleurer les morts ne les fait pas revenir,

Et en pleurant sur eux, c’est sur nous que nous pleurons.*

*et si l’on en croit la transcommunication, les pleurer les attristent et les retient « en basses couches ».

Alors, à l'inhumation de ce proche, pleurons sans retenue tout ce qu'il faut pour respecter notre nature, mais rappelons-nous tous ces instants de bonheur que l'on a vécu ensemble : ils sont inviolables, insaisissables, éternels. Des théologiens ont conclu, lors d'un concile, que Dieu même ne pourrait effacer le passé ! Remercions le disparu pour tout ce patrimoine qu'il nous laisse.

 

L'avenir après une perte cruelle.

Ma meilleure leçon sur la mort d'être aimé, je l'ai reçu récemment d'une veuve qui n'était pas sorti de Normale Sup' lettre ni agrégée de philosophie. Nous dînions dans un restaurant populaire en compagnie entre autres de sa belle-mère. Cette femme avait perdu son mari après quelques années seulement de vie commune, et celui-ci la laissait avec un jeune enfant. Quant à sa belle-mère, elle peerdit coup sur coup son mari et son fils !

Quelques années certes s'étaient écoulées, mais cette jeune femme semblait très gaie et enjouée. À un instant, la belle-mère lui fit remarquer qu'elle riait bien fort, non pas comme reproche, mais pour ne pas trop indisposer les voisins de table.

La réponse fut instantanée : « vous et moi avons assez pleuré, nous avons maintenant le droit de rire ».

 

 

Chasser le pessimisme et la crainte.

         Peur de la mort :

         La mort : s’en accommoder au mieux (ou au pire) : Sénèque, les Samouraïs, l’ésotériste.

          Spinozisme, Moody, Flammarion, la transcomunication.

 

Estime de soi. Précepte bouddhiste : « sois à toi-même ta propre lumière ».

 

La solitude, ça n’existe pas.

 

         Chaque année a lieu « la journée de la solitude ». Et de voir sur les écrans télé et entendre de toutes nos  radios des « isolés » geindre et se plaindre de leur solitude. Une jeune fille prétendait qu’elle n’avait parlé à personne depuis 131 jours, et, à la fin de l’entretien, disait : « à 131 jours » en s’en allant.

         Sur le blog de mon quotidien habituel une file avait été ouverte, et on lisait les mêmes plaintes, et certains intervenants répondaient en « secouant » un peu ces plaignants. A une mère qui vivait vivre seule avec un enfant handicapé, exposant sa misère morale, rapportant qu’elle avait adhéré à une association de parents d’enfants handicapés mais qu’elle avait fuit car « tout le monde ne faisait qu’exposer ses propres malheurs »,  s’attira cette remarque : « et vous que faîtes-vous ici même? ». Et effectivement cette femme était seule parce qu’elle voulait bien recevoir –qu’on l’écoute-, mais s’intéressait peu à donner –écouter les autres-. Espérons que cette remarque lui ait un peu ouvert les yeux, mais j’en doute.

 

Je fis alors cette intervention : « Comme le chante Nicoletta :

La solitude, ça n’existe pas,

le Club Méditerranée, c’est pas fait pour les chiens ».

Evidemment j’obtins quelques réactions immédiates : « je n’ai pas assez d’argent pour aller au Club Méditerranée, moi ! ». La peste soit de ceux qui interprètent tout au premier degré !

Je continuai : « vous voulez vous faire des amis, être accueilli à bras ouvert, être entouré, que l’on vous donne des responsabilités ? Engagez-vous dans un parti politique ou un groupe religieux, voire les deux ! Vous avez le choix. Ou faîtes du bénévolat ».

Bien entendu j’obtins les répliques attendues, toutes semblables «les politiques nous exploitent, les religions sont des attrape-nigauds, je n’ai pas envie d’apprendre le français à des gens qui sont irréguliers etc. ».

Encore des gens qui se plaignent d’être seuls, qui n’ont personne à qui parler, mais qui veulent recevoir, être écouté, qu’on leur apporte aide et assistance, mais qui ne veulent rien donner, n’écouter personne !

Ils veulent être entourés, mais sans faire le moindre pas vers les autres.

 

         Vous êtes isolé ? Souffrez de solitude, à un, en couple ?

         Voici comment rompre cette solitude, et je vous raconterai ensuite une belle histoire véridique et personnelle.

 

         Le club méditerranée, c’est pas fait pour les chiens ! (Nicoletta).

 

  Renvoyez votre demande d’adhésion à un groupement politique, poussez la porte d’une permanence. Vous serez étonné comme on  vous accueillera à bras ouverts, qu’on vous parlera comme si l’on vous connaissait depuis toujours, qu’on approuvera tout ce que vous direz ! Pour sûr : vous aurez les mêmes idées –et, je l’espère, les mêmes idéaux- que ceux que vous rencontrez !

Vous venez les aider dans leur combat pour améliorer le sort de vos concitoyens, de l’Europe, voire du monde entier ! Je ne connais aucun parti dont ce ne soit le programme, même si les moyens exposés pour y arriver diffèrent du tout au tout selon ces partis. On va vous inviter à des réunions, souvent clôturées par une collation ; on vous invitera à distribuer des tracts sur la voie publique, dans des boîtes aux lettres. Cela vous amènera à prendre des cafés bien chauds entre militants lors de soirées ventées. Vous aurez l’occasion de serrer la main de personnages médiatiques. Peut-être vous demandera-ton de figurer sur une liste électorale !

Quelles craintes pouvez-vous avoir ?

Une cotisation trop haute ? Mais chaque parti a un tarif « bas revenus » ! Que l’on vous sollicite trop ? Arguez d’une santé fragile pour ne pas sortir le soir, ou d’une timidité pour ne pas aller « faire les marchés ».

Rien que le fait que vous ayez pris une adhésion et que parfois vous alliez vous assoir au fond d’une salle confortera les militants qu’ils ont raison, qu’ils se font entendre, et vous en seront très reconnaissants.

Vous n’êtes pas d’accord sur le programme des partis politiques ?  Cent vingt partis se sont déclarés au Journal Officiel,  au moins quarante ont pignon sur rue. Il est hautement improbable qu’aucun ne corresponde à 90 % à vos désirs et opinion :

Vous êtes « à gauche  de la gauche » ? Vous avez trois partis trotskystes au moins, plus le front de gauche lui-même constitué de trois partis !

La gauche classique a votre préférence ? Allez au parti socialiste ou chez les écologistes, il y a tellement de courants internes que c’est le  diable qu’aucun n’entraine votre adhésion !

Vous êtes « à droite de la droite »? Allez au Front National renforcer le courant « moderniste et jeuniste » ou le courant traditionaliste. Et si vous êtes dans le sud ou en Alsace, vous avez des copies régionalistes de ce courant !

Vous êtes modéré et centriste ? Vous avez le choix entre centristes indépendants (derrière Bayrou) et ceux qui veulent des alliances comme l’UDI !

 

Vous ne voulez pas faire de politique ; c’est votre choix, mais ne dîtes pas que vous ne pouvez pas !

 

Autre option : rejoignez un groupement religieux.

Là encore il est impossible de ne pas trouver celui qui correspondra exactement à votre attente !

Poussez la porte des Charismatiques, il y en a des catholiques et des protestants, au choix suivant votre origine. Vous vous retrouverez en train de chanter et d’appeler la descente du Saint Esprit, puis terminerez par un pot de l’amitié où vous vous ferez des amis.

Vous êtes catholique ? Certes on peut se sentir bien seul au milieu d’une foule de fidèles dans une grande église, mais proposez-vous pour des activités paroissiales, et là vous serez intégré dans une équipe. Il y a des paroisses « progressistes » où les prêtres sont en jeans et baskets, d’autres traditionalistes où la soutane est de mise !

Les églises protestantes sont encore plus multiples que les partis politiques. Impossible de ne pas trouver exactement celle qui répond à votre attente ! Et comme leurs fidèles sont assez peu nombreux par temple, vous vous ferez des connaissances.

Vous êtes d’origine arménienne, russe, grecque, libanaise ? Là encore les clergés et les fidèles des Eglises apostoliques ou orthodoxes n’attendent que vous ! Vous vous replongerez dans vos racines, et on vous invitera en famille reparler du passé et  à manger des plats arméniens, des blinis,  des loukoums, boire du café grec ou du thé vert.

 

Vous n’êtes pas tellement croyant ? Qu’importe, personne ne vous obligera à avouer que dans votre for intérieur Dieu n’est pas un noble vieillard à barbe blanche qui toucha du doigt un bonhomme de glaise pour l’animer, ou que Jésus de Nazareth fut un estimable moraliste, fils du premier, certes, mais  pas plus, ou pas moins, que vous-même. L’enfer, le paradis existent-ils ? Chi lo sa ?

En tout cas, l’enfer de la solitude, le paradis de l’amitié, eux, existent dès cette terre.

 

Vous n’êtes vraiment pas croyant, alors vraiment pas, et même vous opposez-vous au fait religieux ? L’Union des Athées et l’Union rationaliste n’attendent que vous ! Et si vous désirez plus que des amis, mais des frères, postulez au Grand Orient de France ! Les adresses sont dans l’annuaire.

 

Dans tous les cas, rejoignez une organisation qui a un but tourné vers les autres.

Le bénévolat est un excellente voie pour entrer dans un groupe et se faire des amis, car les autres membres partageront avec vous un idéal, et vous intégreront.

Pas de faux prétexte encore ! Vous avez obligatoirement des qualités à faire partager (enseigner le français, la cuisine…) ou à utiliser (trier des vêtements récupérés, des boîtes de conserves…) et quiconque peut solliciter à l’entrée des supermarchés de la nourriture pour la banque alimentaire.

 

Si vous inscrivez à une atelier d’écriture, de peinture, de desseins, de bridge, chacun viendra pour se perfectionner, se divertir, et rentrera chez lui sans se soucier de créer des liens avec autrui. Seul un idéal partagé conduit à une relation solide entre les êtres.

 

 

         Une belle histoire, ou « comment une vieille demoiselle de soixante-dix ans sans famille et sans amis s’est retrouvée la pensionnaire la plus entourée de sa maison de retraite lorsque le grand âge fut venu ».

 

                   Il était une fois une vieille demoiselle, qui ne s’était jamais mariée –les hommes de son âge étaient au front en Quatorze et beaucoup ne revinrent pas–, qui n’avait pas de famille –ses deux frères furent tués au combat et elle n’avait pas eu de cousins –, qui s’était occupé de sa mère jusqu’à ce qu’elle meure, et qui se retrouva bien seule à soixante-dix ans passés.

         Un jour, dans la ruelle où elle habitait, dans une banlieue de Poitiers, une famille vint s’installer dans la maison d’en face. Un couple et trois enfants dont un jeune de cinq ans.

Elle se présenta à eux ; « Vous savez, je suis en retraite, alors je suis disponible, vous pouvez me demander des services ».

Et on lui en demanda! Les deux parents travaillaient, souvent beaucoup, ne revenait pas à midi, revenant tard le soir. Elle accompagnait le plus jeune à l’école catholique,  le ramenait le soir, le gardait quelques temps jusqu’à ce que les aînés rentrent. Le plus jeune n’aimant pas trop la cantine, elle le fit déjeuner à midi.

En remerciement, la maîtresse de maison l’emmenait faire quelques courses.

Une après-midi du 24 décembre, dans un centre commercial, celle-ci  l’entendit se dire pour elle-même : « bah, je vais me prendre quand même une demi-bouteille de  bon vin pour ce soir, c’est Noël ». Etonnée, la mère lui demanda si elle était seule en ce soir de Noël. « Bien sûr, comme toutes les fêtes ».

« Il n’en est pas question, mes parents viennent, mes enfants ont des amis de l’étranger, vous passez ce réveillon avec nous ! » et, devant ses réticences de s’inviter au dernier moment, « -quand il y en a pour quatorze, il y en a pour quinze ! »

Et voilà comment une vieille demoiselle isolée inaugura une ribambelle de fêtes familiales, car elle n’en manqua plus aucune. Et voilà comment notre famille hérita d’une grand-mère d’adoption, que le dernier fils appelait « mamie Topette », du nom de la petite chienne qu'elle avait.

Sa dernière amie habitait Marseille, et pour cela elle ne l’avait plus vue depuis vingt ans ? Qu’à cela ne tienne ! Lors d’un voyage à St Raphaël où je travaillais, ce ne fut pas long de faire un détour.

A l’école où elle emmenait notre fils, elle eut l’occasion de se faire une seconde famille d’adoption qui la prit en affection ; par la suite elle y rencontra des membres du courant charismatique catholique, et voilà de nombreuses soirées à chanter en cœur en appelant le saint Esprit sur eux!

Lorsque sa petite chienne mourut, quelques semaines après nos trois enfants l’accompagnèrent faire le tour des chenils pour en adopter une autre.

Lorsque je fus nommé secrétaire fédéral (départemental) d’un petit parti du centre gauche, elle voulut adhérer, sans que je lui demande rien. J’ai dû juste lui interdire de sortir le soir avec les autres militants pour tracter dans les boîtes aux lettres. Je la nommais secrétaire administrative départementale : étant la journée à son domicile, elle pouvait répondre au téléphone à tout moment et me laisser des messages. Elle participait à toutes les soirées de la section et de la fédération, et put se faire d’autres amis.

Le grand âge venant, il fallut envisager une maison de retraite. Les deux familles l’aidèrent à trouver la meilleure à son goût et l’aidèrent à emménager. Mais souvent le dimanche elle en était de sortie pour aller au restaurant avec l'une ou l'autre.

Nous prévînmes la directrice qu’elle n’avait aucune famille connue.

Quelques mois après son entrée, celle-ci nous dit : « pour une dame isolée qui n’a aucune famille, c’est celle qui reçoit le plus de visite de tout l’établissement ! ».

Elle décéda dans une chambre d’hôpital, paisiblement, dans son sommeil. Elle qui s’était retrouvée seule à un moment de sa vie, ne le fut pas lors de son dernier endormissement : mon épouse se trouvait à côté d’elle.

 

Cette histoire n’est pas un compte de fée, car cette dame a provoqué ces circonstances qui l’ont amenée à être au centre de plusieurs cercles d’amis. Elle ne s’est pas repliée sur elle. Elle ne s’est pas apitoyé sur elle-même. Et pourtant elle en avait des raisons : frères tués, mère ayant besoin de soins, famille inexistante, métier prenant aux horaires irréguliers (elle fut infirmière).

Elle a fait le premier mouvement, elle a enclenché le processus.

             Nous voyant arriver dans sa ruelle si calme, car la vieille maison était inoccupée depuis des lustres, elle aurait pu maugréer « trois jeunes, ils vont faire du bruit, amener des copains, et les parents encombrer la ruelle avec chacun sa voiture ! ». Elle aurait pu s’abstenir de venir nous offrir de l’aide « on ne sait pas s’ils ne vont pas abuser ». Nous aurions pu certes être une famille ingrate ou abusive. Mais elle a « risqué le coup ».Elle aurait pu se retirer quand nos demandes s’enchaînaient un peu trop. « Au début, c’était accompagner le petit à l’école, maintenant il faut le garder le soir, puis il veut manger chez moi à midi ! ».

Elle aurait pu repousser les premières invitations de la seconde famille, les incitations à les rejoindre des charismatiques, «c’est quoi encore ces cinglés ? », se dispenser d’adhérer à mon parti « encore leur politique ! ». 

Non, elle a fait le premier pas, elle s’est ouverte aux autres, elle a voulu donner, sans rien attendre en retour,  et elle a reçu au décuple.

 

 

Vous vous sentez seul(e), ou seuls (car des couples se renferment aussi sur eux). Vous n’avez parlé à personne depuis longtemps ? Voilà ce qu’il vous reste à faire.

Et s’il vous plaît, pas d’excuses, ou d’objection pour se défiler. Certes, des gens à qui vous rendez des services peuvent être ingrats et abusifs, il sera temps d’en changer si c’est le cas ; des responsables d’associations bénévoles, politiques, religieuses, pourront vous décevoir, vous passerez à d’autres.

Si vous ne prenez aucun risque, il ne vous arrivera rien. Si vous ne voulez pas allumer la gazinière de crainte de vous brûler, vous ne mangerez jamais de soupe chaude.

 

 

La musique (neurophysiologie, la musique et les plantes, les amazoniens).

 

 

 

CONCLUSION :

 

 Mens sana in corpore sano, c’est :

 

 -en prenant soin de son corps qu’on permet à son esprit de croître et s’améliorer,

 -en améliorant son esprit que son corps s’améliore.

L’un et l’autre interagissent, ou l’un et l’autre ne font qu’un (Spinoza).

L’homme n’est ni ange ni bête, et qui veut faire l’ange fait la bête (Pascal)

 

Les études scientifiques toutes concordantes dégagent le portrait robot de l’individu qui vit à la fois le plus longtemps*, le plus heureux, dégagé du stress et de l’angoisse : marié, altruiste, curieux intellectuellement, ouvert d’esprit, à la nourriture saine et simple, n’abusant pas de l’alcool, ne fumant pas, actif, croyant en quelque chose de pacifique.

 

La jeunesse est la faculté de s’indigner devant l’injustice et le malheur des autres, et l’enthousiasme pour tenter de changer les choses ; la vieillesse, c’est perdre l’une ou l’autre**.

La « maturité triomphante », c’est conjuguer la sagesse et la sérénité qu’apporte la vieillesse à la jeunesse du cœur telle que définie ci-dessus.

 

*longtemps : se rappeler que la durée de la jeunesse, de la maturité en forme, de la vieillesse active et sereine s’allongent proportionnellement.

 

**et heureusement, perte pas irrémédiable, si vous décidez d’y remédier, en suivant ce cours par exemple !

 

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