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Seconde version, revue et augmentée.

 

IX. LE CHAMP DE CONSCIENCE, APPLICATIONS.

 

        IX.1 L’inconscient collectif de Jung.  

              Carl Jung, pour expliquer les constantes de la pensée, consciente ou inconsciente, de chaque homme, qui semblent communes à l'ensemble des hommes, a formulé l'hypothèse que notre inconscient individuel n'était que l'expression d'un inconscient collectif commun à tout être pensant. Il ne s'agissait pas dans son esprit d'un simple mécanisme neurologique reposant sur l'organisation de notre névraxe, mais bien d'un accès à une pensée universelle, expliquant entre autre ce qu'il a appelé la synchronicité (vide infra).

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Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

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            Il n'y a dès lors aucune opposition à identifier l'inconscient collectif de Jung et le champ de conscience spatio-temporel tel que décrit au chapitre précédent.  

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       IX.2 Les découvertes simultanées.

 

       Les historiens des Sciences et des découvertes  ont remarqué de tout temps que les découvertes ou inventions sont réalisées "en rafales" par des auteurs simultanément, auteurs qui apparemment n'étaient pas en relation.

       Quand une idée  "est dans l'air" elle inspire plus d'un chercheur ou penseur.

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IX.3 La synchronicité de Jung.

            

La synchronicité est un concept définit par Carl Jung pour rendre compte que la survenue conjointe de certains événements fortuits ne peut être expliquée par le simple effet du hasard, non seulement par la forte improbabilité qu'ils se produisent ensemble, en un même lieu et en un même temps, mais surtout par le sens signifiant de cette rencontre.

La mise en relation  de deux événements révèle une relation entre deux histoires personnelles, voire parfois entre deux volontés ou désirs. 

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J'ai eu moi-même à éprouver par deux fois des expériences incontestables de synchronicité.

J'avais été amené à inviter un médecin égyptien en stage en gynécologie-obstétrique au CHU de Poitiers. Il me confia au dîner qu'étant copte il ne pouvait espérer une carrière en hôpital en Égypte car les chrétiens  y sont persécutés, et se proposait d'aller s'établir aux États-Unis dès sa formation terminée. Il repartit en Égypte; je ne fus plus en relation avec lui. Plusieurs années après, je me rendis en stage d'études au Chidren's Hospital de Newark. La "chief fellow" qui était mon mentor me dit un jour : « je descends en radio pour discuter d'une image douteuse avec un radiologue; je n'en ai pas pour longtemps, vous pouvez m'attendre ici car je vous vois occupé ». Je résolus cependant de la suivre pour assister à la confrontation. Le radiologue me parut "levantin". Pendant la discussion, je remarquai un "petit Jésus" en plastique sur son bureau. « Vous ne seriez pas copte ? lui demandai-je. - Si. - Par hasard ne connaîtriez-vous pas un docteur Sharif Wilson, copte égyptien comme vous et ayant complété ses études de Gynécologie en France? - Non, ce nom ne me dit rien,  mais les deux prénoms de mon beau-frère, qui est médecin interniste dans un autre hôpital, sont bien Sharif Wilson ». Le soir-même, je dinais chez le Dr Sharif Wilson N. Il m'expliqua que son nom arabe étant difficile à prononcer, il n'utilisait en France que ses deux prénoms, et qu'il avait changé de spécialité en arrivant aux USA ! Les USA sont immenses, les hôpitaux nombreux, les médecins légions, et j'avais retrouvé un homme "susceptible" d'avoir migré d'Egypte, dont je ne connaissais pas le nom ! Je savais juste qu'il était copte, mais avais une notion erronée de sa spécialité. Et je repris contact parce que j'avais décidé d'assister à une discussion que j'aurais pu éviter, et avais remarqué un "petit Jésus" sur un bureau ! 

 

 Le second cas est moins impressionnant mais beaucoup plus "signifiant", faisant intervenir la volonté et la sentimentalité, et là aussi une "transmission de pensée" ou une influence de la volonté.

 Mon meilleur ami avec qui je fis mes études à l'École du Service de Santé de la Marine était comme moi médecin des Armées, mais il y continua sa carrière alors que je la quittais vite. Nous ne nous voyions que rarement car il avait choisi la branche "outre-mer",  et nous ne nous rencontrions que tous les deux ans, au gré de ses mutations.  Quand il m'apprit qu'il allait passer une semaine de vacances au Cap Ferret, dans la villa de son beau-père, avant de partir pour Tahiti, dont il ne reviendrait que trois ans plus tard, je fus très contrarié car je travaillais cette semaine-là et étais de garde en réanimation tout ce dernier week-end. Néanmoins je parvins à échanger cette garde et partis le vendredi soir, accompagné de ma femme et mes enfants, pour le retrouver, sans l'avoir averti, sans connaître son adresse, sans numéro de téléphone fixe de la villa (le téléphone portable n'existait pas à l'époque). Le cap Ferret est une langue de terre entre le bassin d'Arcachon et l'Océan. Il contient trois agglomérations et de multiples villas. En été, les touristes abondent, les automobiles aussi. Mais j'avais la ferme résolution, communiquée à mon épouse et mes enfants, de ne pas laisser partir  ce grand ami pour trois ans sans l'avoir revu. Je savais juste que sa dernière affectation était les troupes françaises en Allemagne,  qu'il avait une Mercedes blanche dont je supposais qu'il  n'avait pas dû encore changer les plaques d'immatriculation bleues. Notre mission était "repérer une Mercedes blanche aux plaques bleues". Nous tournâmes en rond dans cette languette des heures. Dépité, je résolus d'appeler d'une cabine téléphonique d'autres amis ou  pour tenter d'obtenir l'adresse de la villa. Choux blancs. Désolés, nous nous résolûmes à repartir. A la sortie de l'agglomération, ma fille nous dit : « la voilà la Mercedes aux plaques bleues! ». Il nous fut alors facile de retrouver notre ami et sa famille attablés à la terrasse d'un des nombreux restaurants, ce dont il fut ébahi !

Ce qui classe sans équivoque cet épisode dans la catégorie de la synchronicité, c'est le fait suivant qui implique cette "action de la volonté d'un esprit sur l'autre" : il m'apprit qu'il était venu en vacances avec deux véhicules : la Mercedes blanche que je lui connaissais, quasi neuve, et une vieille BMW rouillée. Arrivé en vacances, il rangeait la grosse berline dans un garage pour lui épargner les projections de sable, le vent salé de l'océan, le soleil, afin de la revendre un bon prix, et qu'il ne se servait que de la vieille automobile qui n'avait plus rien à craindre. Mais ce soir-là, en partant pour le restaurant, une intuition soudaine l'avait contraint à sortir la Mercedes du garage !

L'interprétation par le champ de conscience ne fait aucun doute : l'affection qui nous liait nous a fait entrer en communion dans le champ de conscience, et ma volonté de le retrouver lui a fait prendre la seule voiture que je lui connaissais !

Mais l'histoire ne s'arrête pas là : nous dînâmes ensemble et il nous  proposa de passer le week-end les deux familles réunies, "à la fortune du pot", en dormant sur les divans. Quand nous nous rendîmes à la villa de son beau-père, mon épouse, mes enfants et moi constatèrent, ébahis, que cette villa avait devant elle la cabine téléphonique que j'avais utilisée en dernier recours de désespoir ! La théorie du champ de conscience est encore une fois démonstrative : mon ami avait dans sa mémoire non seulement l'adresse de sa villa, mais aussi la visualisation de son environnement, dont cette cabine. Ma conscience avait accédé à cette cartographie. S'il n'était pas parti au restaurant ce soir-là, j'aurais été conduit directement chez lui.

 

 IX.4 Les impressions et « preuves » de réincarnation.

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Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

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 La théorie du champ de conscience prend en compte ces  souvenirs et "impressions" de réincarnation. Sans faire intervenir une entité spirituelle qui se réincarne (en effet, quel sens donner à cette succession d'autres vies si dans l'actuelle on n'a aucun souvenir des précédentes, hormis une obscure trace dans l'inconscient ?) : on peut y voir la "résonance"  entre un système nerveux particulier qui reçoit un train d'onde de ce champ de conscience et avec lequel il est en phase. Notre cerveau, antenne biologique, recevant et matérialisant une longueur adaptée.

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IX.5 Les transmissions de pensées. La télépathie.  

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Ici encore l'hypothèse d'un champ de conscience dans lequel baignent des systèmes nerveux explique que, s'ils sont proches biologiquement ou émotionnellement, certains puissent vibrer en harmonie et ressentir les mêmes impressions, donc en prendre conscience.

 

        IX.6 Les expériences de "mort clinique".

 

            Depuis que le docteur Raymond Moody  a publié le premier ouvrage colligeant de manière raisonnée des témoignages de personnes ayant vécu ce qu'il est commun d'appeler des "expériences de mort clinique", "proches de la mort", "NDE (near death experiences), "E.M.I. (expériences de mort imminente) etc... ["Life after life", Mockingbird books inc., Covington; "La vie après la vie", Robert Laffont 1977; et "Reflexions on life after life", Mockingbird books, 1977, "Lumières nouvelles sur la vie après la vie", Robert Laffont 1978], et que de nombreux auteurs, la plupart cardiologues, chirurgiens, réanimateurs, anesthésistes, l'ont suivi, apportant par leur nature de cliniciens et de scientifiques une caution de sérieux, on estime que ces rapports sont une découverte nouvelle !

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            En 2014, ces témoignages, par milliers, ont été si abondamment  rapportés, colligés, interprétés, et ceci par des médecins, cardiologues, chirurgiens, sérieux et objectifs, dont beaucoup étaient et sont restés agnostiques, qu'ils sont connus  de tous et il n'y a pas lieu d'y revenir en détail.

          Pour n'en citer que quelques-uns, hormis les premiers écrits de Raymond Moody, relevons les rapports de "professionnels" dignes de confiance parce que connaisseurs du fonctionnement cérébral ou familiers des divers états de conscience : en Amérique "La preuve du paradis, voyage d'un neurochirurgien dans l'après-vie"[4] par le neurochirurgien Eben Alexander, enseignant à l'université de Virginie... En France, "Les sept bonnes raisons de croire à l'au-delà"[5] par le médecin anesthésiste-réanimateur Jean-Jacques Charbonier. 

 

          Les tentatives d'explication "rationalistes" ─ c'est à dessein je n'écris pas "rationnelles" ─ ont été légion (hallucination, effet de l'anoxie, constructions mentales culturelles, défense mentale contre l'angoisse de la mort imminente etc...), dont certaines insultantes (accusations de mythomanie, de désir de notoriété) ou loufoques*. Leurs réfutations point par point n'ont pas à être développées ici. On les trouvera dans nombre de publications, et elles sont convaincantes. Jean-Yves Gaucher[6], reprend et analyse toutes les explications rationnelles, fondées sur la physiopathogie, la neurobiologie, montre qu'elles peuvent participer à la forme des E.M.I. telles que vécues, mais qu'elles ne peuvent en rendre compte.

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      On pourra cependant s'étonner de trouver une curieuse ressemblance avec le Livre des morts tibétain, le Bardo Thödol[10],

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      On trouvera une étude médicale en annexe XI.9 : "Expériences de mort imminente : la médecine désemparée".

 

         Cependant, si ces témoignages ne permettent pas de prouver l'hypothèse du champ de conscience, celle-ci les explique facilement : dans un cerveau en fonctionnement, les ondes du champ de conscience se focalisent dans celui-ci. Si ce cerveau ne fonctionne plus, ces ondes restent dans le champ de conscience, puisqu'elles en sont constitutives, et, par résonance entre elles-mêmes, elles "restent groupées" en une personnalité qui peut s'identifier à la personne en mort apparente, percevoir l'environnement, éprouver des sensations lumineuses, entrer "en résonance" avec d'autres ondes de consciences dont elle sont proches (amis, familles, concepts religieux), puis, le cerveau reprenant son métabolisme, les ondes se focalisent à nouveau dans ce corps.

 

 

      La conscience n'a jamais été abolie, elle a été un instant délocalisée.

 

      Lorsque j'écoute sur mon tuner la retransmission en direct de La Flute Enchantée par l'orchestre de  l'opéra de Vienne, je peux entendre le premier acte. Si survient une coupure de courant et que celui-ci ne revient qu'après 20 minutes, je vais entendre alors le troisième acte. Est-ce à dire que l'orchestre s'est abstenu d'interpréter le deuxième ? Que non : pour les spectateurs à Vienne, l'opéra a été joué en continuité !

 

[Nosologie : Expériences de mort imminente; expériences de mort clinique; états modifiés de conscience.

   Pour ma part, afin d'étudier les problèmes de la conscience de manière rigoureuse, je distingue nettement ces dénominations.

   L'expérience de mort imminente (E.M.I.), near death expérience (N.D.E.)... doit être employée uniquement dans les circonstances où un sujet, soumis à des agressions physiques ou psychiques, se croit, à tort ou à raison, sur le point de décéder, même s’il est dans cette zone frontière entre conscience réelle et fantasmée.

   L'expérience de mort clinique doit être employée (impérativement et seulement dans ce cas), dans les circonstances où le cerveau a cessé d'être irrigué ou oxygéné. Le sujet est réellement mort, suivant la définition moderne (vide supra) et a été maintenu en vie organique artificiellement puis  réanimé. On peut en rapprocher les comas profonds et les anesthésies avec techniques extrêmes ─ réfrigération, arrêt cardiaque induits par choc électrique, exsanguination etc. ─, mais il est préférable de le préciser.

    Les états modifiés de conscience incluent les phénomènes survenus dans ces deux types d'expérience, mais aussi dans le rêve, les délires et hallucinations, la méditation profonde, certaines situations de plaisirs ou d'efforts extrêmes ─ musiciens, chanteurs, athlètes ─ etc. Voir en annexe X des exemples démonstratifs.]

 

    IX.7 Les enfants prodiges.

 

     Les capacités des enfants prodiges (et non pas des enfants précoces ou surdoués) sont stupéfiantes et inexplicables.

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   Mozart, le plus célèbre et démonstratif,

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     IX.8 Divers

   Cette supposition d'un champ de conscience ubiquitaire dans le temps et l'espace mais s'enrichissant des expériences vécues, et regroupant les ondes émises par des systèmes nerveux en tout temps et en tout lieu, ondes pouvant être captées par d'autres organismes, peut expliquer quantité d'autres phénomènes "inexplicables", sans recourir au merveilleux, à l'ésotérisme, à la métaphysique ou à la théologie.

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Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

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  Lire la suite :

http://www.rene-mettey.fr/pages/LE_CHAMP_DE_CONSCIENCE_13_Conclusion-9007318.html

 

[1] Poincaré a validé l'équation m = e/c2. N'importe quel collégien de cinquième peut la transformer en e = mc2 !  Ce soupçon de forfanterie sinon de plagiat a valu à Albert de n'avoir le prix Nobel que bien plus tard, et pour l'invention du laser, car le jury Nobel avait de sérieux doutes.

 

[2] Pour les non biologistes, rappelons que les vrais jumeaux sont issus du même œuf qui s'est scindé  lors de ses premières divisions. Ils possèdent le même patrimoine génétique, donc la même organisation du névraxe. Ils sont encore plus proches que des clones car ils ont subi les même influences épigénétiques : même environnement utérin, donc même ambiance sonore, nutritive, émotionnelle, biochimique  pendant la grossesse, et ensuite la même nourriture, dont le lait maternel,  la même atmosphère familiale, les mêmes enseignements religieux et scolaires etc. 

 

[3] Le récit de ce jeune homme reproduit quasiment tous les dires des témoins modernes : sortie du corps, visions de lumières intenses, conversation avec un membre de sa famille décédé, vision panoramique etc., et même une transformation morale après sa recouvrance !

[4] Ed Guy Trédaniel, Paris, 2012

[5] Ed Guy Trédaniel, Paris, 2012

[6]Effervescience, 2012, n°84, p.9-13

[7] Excès de gaz carbonique dans le sang. 

 

[8] [Le Figaro magazine, 23 novembre 2012, p.41.]

[9]Remarquons encore une fois la curieuse frilosité ou l'inattendue opposition de ministres du culte et de théologiens professionnels sur ce sujet. On lira avec amusement les savoureuses réflexions de Raymond Moody à ce propos dans  "Lumières nouvelles sur la vie après la vie", (op.cit.), chapitre IV : position des Églises. Où l'on va de la défense d'un pré-carré à une opposition par des théologiens catholiques mais d'inspiration marxiste et sartrienne !

[10] Citations extraites de "Le Bardo Thödol", version anglaise de Lama Kazi Dawa Samdup, traduction de Marguerite De La Fuente, Librairie d'Amérique et d'Orient, Paris 1977

[11] Mauvaise élocution par trouble du langage articulé.

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