Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Pages

Troisième version, revue et augmentée.

 

  VI Apparition de la conscience.

 

           VI.1 Modalités et conditions d'apparition et d'existence.

  

Pour apparaître et perdurer, en première analyse, la conscience a besoin   d'un organisme biologique, i. e. un ensemble mou, composé de protéines principalement, de glucides, lipides, molécules organiques et quelques éléments minéraux,  permettant des réactions biochimiques.*

*Cette partie du postulat est capitale : si ces échanges électriques, électroniques, électromagnétiques, doivent avoir comme support un réseau complexe composé de matières organiques, alors seuls des êtres vivants peuvent héberger la conscience.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

La formulation  de ce postulat est développée dans le chapitre VII : l'épilepsie.

 

Mais ce postulat, seul admis par les scientifiques habituellement, n'est pas de marbre.

 

Il souffre d'être confronté à de multiples expériences obéissant à la démarche scientifique. Quid des étoiles de mer et des méduses ?

Il souffre aussi de l'analyse objective de témoignages répétitifs : quid de ce chat et de ces chiens qui trouvent seuls la tombe de leurs maîtres aux cerveaux morts et en voie de décomposition? [chap.VII.6, "ces animaux qui attendent leurs maîtres"]

Et qu'en est-il de ces patients en état de coma artificiel, au cerveau réfrigéré et n'ayant plus aucune activité métabolique, n'ayant aucune activité électrique, ni dans un sens (EEG : cerveau → extérieur), ni dans l'autre (Potentiels évoqués auditifs : extérieur → cerveau), et qui "assistent à leur intervention" ? [vide infra chap.VII.1: Le coma, l'anesthésie]  

 

        VI.2  Apparition dans l'évolution (homme et autres règnes).  

 

          Il faut ici préciser la définition de la conscience au-delà des tentatives énumérées au début de cet ouvrage. Définir la conscience de manière philosophique ou scientifique est un absolu, on définit ou délimite ce qui est ou n'est pas conscience;  mais celle-ci une fois définie, son apparition chez un être (dans l'échelle des temps, dans celles des espèces, voire des règnes) n'est pas celle du dormeur qui s'éveille, ou du comateux ou épileptique qui revient à lui; la conscience n'est pas un bloc, elle est un continuum; elle apparaît graduellement

On doit distinguer au moins trois degrés : la conscience d'être, c'est-à-dire l'apparition d'une subjectivité (i. e. un ressenti, une sensibilité) ; la capacité à analyser, réfléchir et résoudre des problèmes; et enfin le degré suprême, la conscience réfléchie, où le sujet sort de son égocentrisme ─ apparition de la théorie de l'esprit ─ et se pose la question : "qui est ce Je qui est"?

      

            VI.2.1 Chez l'Homo sapiens et les autres Homo.

                  VI.2.1.1 Chez l'Homo sapiens suivant l'âge.

 

       Axiome : On affirmera conscient l'individu âgé de plus de trois ans et demi et au bon fonctionnement neurologique.*      

*par une constatation simple : « moi, ici et maintenant, je suis conscient et je me souviens de ma vie depuis mes trois ans et demi ». 

L'enfant de moins de trois ans et demi.

          Pourquoi trois ans et demi ?

       -Car c'est l'âge à partir duquel chacun d'entre nous se remémorent sans peine et de manière continue ses souvenirs

[XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

 

-car c'est l'âge où apparaît la "théorie de l'esprit".

 

[XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

 

Le nouveau-né.    

    Le nouveau-né a été longtemps considéré comme un "objet animé", peu digne de considération, non un être humain à part entière* mais un "être en devenir" par nourrissage. N'appelle-t-on pas l'enfant de quelques mois un "nourrisson", dont le seul attribut ─ au sens commun et spinozien ─ est d'être nourri ?

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

  Mais les études  scientifiques initiées dans les années 90 ont remis en cause de manière fondamentale cette conception!

 La première approche fut celle des réanimateurs néonatals et des anesthésistes d'enfant.

[XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

 

  Mais les connaissances et techniques issues de la psychologie peuvent orienter:

 Dans des séances variées de régression mentale, que ce soit en séances de psychanalyse classique, de rêve éveillé dirigé de Robert Desoille, de relaxation de Schultz (training autogène) ou de sophrologie, de manière inattendue, et dans la technique du rebirth* de manière attendue, des sujets font ressortir des souvenirs intacts et précis de ces moments de naissance et périnatals, voire revivent leur naissance et ces premiers instants.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

        J'ai été personnellement confronté, et de manière dramatique, à ce problème de la conscience du nouveau-né.

      Lorsque j'étais chef de clinique-assistant dirigeant une unité de réanimation néonatale, nous reçûmes un nouveau-né victime d'une occlusion anténatale, que l'on nomme techniquement "iléus méconial" ou "péritonite méconiale". Son méconium[8] était dur, calcifié, et avait induit une occlusion, distendant l'intestin grêle, le faisant éclater, d'où la "péritonite", et n'ayant pas permis au gros intestin de se développer.

     Le chef de service de chirurgie écarta l'intervention, jugeant l'état désespéré et la réparation impossible. Son chef de clinique-assistant, dans l'enthousiasme de la jeunesse, lui demanda la permission de tenter le tout pour le tout, ne craignant pas le décès pendant l'intervention, puisque, de toute façon, l'enfant était condamné.

     Les parents firent d'autant moins opposition à cette tentative que leur premier enfant, un garçon, était lui-même décédé d'occlusion à la naissance sans avoir été opéré ! Le jeune chirurgien tenta l'intervention. Il dut couper les trois-quarts du grêle et, ne pouvant rétablir la continuité avec le côlon, aboucha le grêle sur l'ampoule rectale, espérant que le flux de matière par la suite dilaterait ce gros intestin ─ qui ne l'était pas! ─. Il nous confia un nouveau-né en état précaire, atteint par cette occlusion anténatale, éprouvé par cette intervention grave. L'enfant resta deux mois entre nos mains en réanimation, entre autres parce que les matières trop liquides du grêle ne passaient pas dans le colon, l'eau n'y était pas absorbée, le déshydratant, et que les aliments ne pouvaient être bien absorbés dans un grêle trop court. Il fallut bien sûr l'alimenter par perfusions, tantôt périphériques par des veines superficielles, puis par un cathéter en position centrale dans la veine cave.

        La cause principale de cet iléus méconial, pour ne pas dire la seule, est une complication de la mucoviscidose. Cette hypothèse était confortée par la récidive familiale, le frère aîné étant mort dans les mêmes conditions, confirmant la nature génétique de l'affection, aussi avons-nous pratiqué les examens diagnostiques de cette maladie[9]. Mais ils furent négatifs[10], nous laissant très perplexes. Finalement ce garçon put sortir de notre unité de réanimation, reprenant un transit quasi-normal, prenant du poids.

        Je le suivis en consultation quelques années, jusqu'à ses six ans, où je précisai à la famille qu'il allait falloir songer à une seconde opération pour rétablir une conformation normale de l'intestin, car le transit restait mauvais, avec des constipations répétées, en regreffant le grêle sur le cœcum, partie initiale du côlon. Cette éventualité leur fit-elle peur? Toujours est-il qu'ils refusèrent de revenir me voir en consultation, ne répondant plus à mes courriers. Je les perdis de vue.

       Quelques années après, l'enfant ayant dix ans, je fus averti qu'il se trouvait en chirurgie pour une seconde occlusion due à un enroulement de l'intestin sur lui-même ("volvulus"). Je retrouvai un jeune garçon très maigre ("un vrai squelette" me dirent les chirurgiens). Ceci confirmait la mucoviscidose qui est cause d'une très mauvaise absorption des graisses.  J'avertis donc le chef de service de ne pas renvoyer l'enfant trop tôt chez lui après l'intervention et de me le confier pour un rétablissement général. Mais ce professeur de chirurgie n'allait pas se faire donner de leçon par un chef de clinique-assistant, fût-il devenu praticien hospitalier entre temps ! J'appris après coup qu'il fut renvoyé à domicile comme un patient normal. Trois semaines après sa sortie, le dénouement survint : la suture intestinale "lâcha", et le contenu intestinal déversé brusquement dans la cavité péritonéale causa un choc violent. Le médecin de famille accouru n'eut que le temps de l'accompagner à mourir avant que le SAMU n'arrive.

     Mais ce médecin eut le temps de recueillir ses dernières paroles, et c'est tout ému et effaré qu'il prit le temps de venir me les rapporter:

« L'enfant me dit avoir été enfermé dans une boîte en plastique  transparent pendant des semaines après sa naissance. Il voyait les médecins l'entourer et le regarder, s'appuyant des avant-bras sur le couvercle, ce qui figurait une marguerite, et ils disaient : "bon dieu, qu'est-ce qu'il nous fait, son frère est mort de la même chose". Il ajoutait : "J'étais nourri par sonde, mais aussi au début par des tuyaux dans mes veines. Quand la perf' sautait, j'avais  faim et je criais intérieurement pour que les infirmières m'entendent et viennent vite la reposer. Une fois le cat' s'est bouché, ce qui a affolé les médecins"  ».

    Ce récit, dont je ne rapporte que les faits majeurs, car le médecin traitant m'assura que l'enfant décrivit bien d'autres faits de la vie en unité de réanimation néonatale, avait de quoi l'estomaquer en effet ! Ce garçon n'était jamais venu par la suite dans le service. Certes il aurait pu voir des prématurés en couveuse, ou en voir dans une émission télévisée, mais comment put-il percevoir que les avant-bras des médecins appuyés sur le dessus de la couveuse formaient une figure simulant une marguerite[11], hormis avoir été en place lui-même dans cette couveuse, le visage vers le haut ? Moi-même, en dix ans de pratique avant ce récit, je ne m'en étais jamais rendu compte ! Et si même il a pu regarder une émission télévisée, les médecins et infirmières se sachant filmés "châtient" leur langage, comment connaissait-il notre jargon : "quand la perf' sautait" (en bon langage : "quand la perfusion se bouchait", ou "passait à côté de la veine") ? "le cat' " (pour cathéter). Et le fait qu'il racontait un ressenti ("j'avais faim") et non un fait ("je craignais de ne plus être nourri", ou "d'avoir faim") objectivait la conscience d'une perception.

    Et comment a-t-il pu connaître et rapporter les supputations et la perplexité des médecins sur son diagnostic et la mort de son frère, les parents m'ayant assuré auparavant, et confirmé au médecin de famille, qu'ils avaient toujours caché cette mort fraternelle à ce garçon*?

    Tout cet enchaînement d'épreuves vécues et de narration implique que ce nouveau-né, non seulement avait parfaitement conscience de lui-même et de la situation, impliquant une conscience au premier degré, mais avait aussi une capacité d'analyse et de raisonnement, le faisant accéder au deuxième, voire au troisième degré. 

 *J'ai été confronté plus d'une fois à cette connaissance du secret caché de la mort d'un frère ou d'une sœur. Des parents qui m'amenaient une fillette de quatre ans en consultation de suivi, me présentèrent un des dessins qu'elle réalisait habituellement. Elle expliquait : « c'est ma petite sœur, elle était dans une boîte en plastique, comme moi, mais, pauvre petite, elle est morte et maintenant elle est au ciel ». Or les parents lui avaient toujours caché qu'elle était jumelle et que l'autre n'avait pas survécu. On peut certes objecter qu'un secret de famille est toujours percé, que les parents ont dû en parler sans se rendre compte que la fillette entendait et comprenait, mais la répétition de ce phénomène dans ma pratique a de quoi "m'interpeller".

     Ce type de fait illustre encore le rapport de la conscience et de la mémoire. J'ai déjà montré que la conscience est distincte de la mémoire, la conscience est "ici et maintenant", et la mémoire ne fait que l'enregistrer. Et le fait de ne pas se rappeler un état de conscience n'implique pas que celui-ci ne reste pas engrammé à jamais dans les neurones et donc dans le subconscient et l'inconscient, et puisse en resurgir à tout moment, surtout dans le cas de situation exceptionnelle, comme pour cet enfant au seuil de la mort.

     De toute façon, dans mon unité de réanimation  néonatale, tous nous faisions l'hypothèse de la parfaite conscience des nouveau-nés, et dans l'unité de réanimation infantile contiguë, pour les enfants en coma, nous surveillions nos paroles et nos actes. La majorité des unités de ce type font de même aujourd'hui.

        

     Mais ces études par enregistrements ont révélé bien des faits inattendus, ce qui conduisit  Brazelton à prononcer  l'aphorisme qui est depuis entré dans l'histoire de la néonatologie : "le bébé est une personne".   

  

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

                La motricité libérée.

    A la fin des années 80, en France, le professeur Amiel-Tison et le docteur Grenier ont développé l'examen du nouveau-né en "motricité libérée". [voir l'ouvrage abondement illustré : Claudine Amiel-Tison et Albert Grenier , "La surveillance neurologique au cours de la première année de la vie". Elsevier-Masson éd. Paris 1984]

   Jusque-là, on examinait  l'état neurologique du nouveau-né par les recherches des "reflexes archaïques" : marche automatique quand le bébé est tenu sous les aisselles, agrippement réflexe par les doigts et les orteils d'un objet, écartement des bras  et embrassade quand on le surprend (réflexe de Moro) etc... 

 

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Il est difficile de nos jours, pour tout pédiatre, ou neuropédiatre, familier de cette approche, de dénier une réelle conscience au nouveau-né !


 

    [ Objection : les travaux de Matty Chiva et Rudolf  Steinert.

    Dans sa thèse de neuropsychologie, Matty Chiva[14], alors chercheur en neurosciences du C.N.R.S., s'était penché sur les mimiques de satisfaction ou de déplaisir que manifeste le très jeune enfant aux différents stimulus gustatifs (neutre, acide, amer, sucré) : le réflexe gustofacial. Non seulement il démontra que ce réflexe, induisant des mimiques complexes et toujours identiques, était émis par tous les enfants et nouveau-nés quelle que fut la race, la culture, l'âge et le sexe, mais, fait inattendu, que les mères assistant à l'expérience émettaient ce même message complexe sans s'en rendre compte. Mieux, des enfants assistant à ce spectacle prenaient  le même masque.

    Par la suite, il montra que cette mimique était comprise par tout l'entourage, donc que sa manifestation était engrammée initialement par tout Homo sapiens. XXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Rudolf Steinert, de l'université de Jérusalem, initiateur de ces recherches,  avait montré que ces mimiques réflexes existaient même chez le nouveau-né anencéphale. Même si ce terme est inexact (il faudrait dire "exencéphalie", le cerveau étant présent mais extériorisé à plat, la calotte crânienne osseuse ne s'étant pas formée*), il semble difficile de lui supposer une conscience.

     

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 ]

 

      Les enregistrements polygraphiques.

     [XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

 

    Et- là encore les résultats furent inattendus !

    mais surtout que les prématurés, quel que soit leur terme :

    -identifiaient la voix de leur mère, de leur père;

    -les hurlements aigus de leurs frères et sœurs les affolaient puis, les mémorisant, qu'ils ne les dérangeaient plus qu'à peine;

   [XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

   Si le début de ce chapitre expose des constatations induisant des interprétations, les travaux avec enregistrements , sur la douleur , la mort subite du nourrisson, ceux de Brazelton, et la découverte de la motricité libérée sont des expériences scientifiques objectives; de ceux-ci, confortant les premiers, on déduit que le jeune nourrisson, nouveau-né inclus,  est le siège d'une conscience, et bien plus élevée que celle que l'on pensait lui concéder. A cette conscience du premier voire deuxième degré ne manque que la mémorisation, ou plutôt la mémorisation consciente, car les sensations et le vécu  s'engramment dans les réseaux neuraux ─ i.e. dans le subconscient et l'inconscient ─. 
 

     L'apport de l'imagerie cérébrale.

  

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Le fœtus de plus de quatre mois.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

    En ce cas le fœtus de plus de cinq mois, qui n'est qu'un prématuré en couveuse naturelle, possède le même degré de conscience que le nouveau-né, simplement modulé par l'environnement plus protecteur : bruits adoucis, parmi lesquels il perçoit et reconnaît  la voix de sa mère, de son père, des frères et sœurs, musique douce ou adoucie (rap ou rock en sourdine), environnement souple (liquide amniotique et parois musculaires), température constante et alimentation continue mais déjà cyclique (il reçoit plus de glucose quand sa mère vient de manger, il "jeûne" en fin de nuit maternelle).XXXXXXXXXXXXXX

   Ces études sur le nouveau-né donnent même au fœtus un degré de conscience proche du deuxième degré. En effet, reconnaître et apprécier dans le lait maternel le goût et l'odeur des mets préférés que mangeait sa mère* dénote une capacité d'analyse élevée.

[XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX]

 

  Le fœtus de moins de quatre mois et l'embryon.   

            A ces stades de développement il faut convenir qu'on ne peut rien  conclure objectivement.

        

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

 

Lire la suite :

http://www.rene-mettey.fr/pages/LE_CHAMP_DE_CONSCIENCE_5_Les_autres_hominines-9007297.html

 

[1] L'axone qui conduit l'influx nerveux est "isolé" par une membrane protidolipidique qui l'entoure. Certaines maladies nerveuses avec perte de la locomotion et de la sensibilité sont dues à une démyélinisation. 

[2] Les études récentes les évaluent à 86 milliards.

[3] En théorie, la suite des nombres est infinie, mais 10100 est supérieur au  nombre de particules dans l'univers. Plus grand, à quoi servirait un nombre qui n'aurait rien à dénombrer ! 

[4] "Il formule la théorie que l'autre a un esprit aussi".

[5] Sur cet altruisme "physiologique et inné", voir "Mon enfant est différent"F p.5-12

[6] Phénomène adaptatif par excellence ! 

[7] On se contentait du curare, paralysant absolu empêchant tout mouvement, pour le "confort" de l'opérateur !

[8] Contenu intestinal du fœtus, formé de débris cellulaires et de secrétions digestives, qui est éliminé à la naissance sous forme d'un produit vert et visqueux.

[9] En mesurant le taux de chlore dans la sueur émise, qui est très élevé dans cette maladie génétique récessive.

[10] Bien plus tard des chercheurs identifièrent une forme de mucoviscidose "à test sudoral négatif".

[11] Dans la plupart des unités de réanimation, les médecins portent des blouses à manches courtes, pour se laver les mains et avant-bras. En s’appuyant à trois ou quatre de part et d'autre sur le couvercle de la couveuse, leurs avant-bras forment effectivement une marguerite…, vue d'en dessous !

 

[12] Science & Vie, sept. 2007, n°1080, p.52-55

[13] C'est la libération de cette peur qui "libère" la véritable motricité, d'où le nom.

[14] Publiée aux Presses Universitaires de France en 1985 : "Le doux et l'amer; sensation gustative, émotion et communication chez le jeune enfant".

 

[15] Ces enfants où seul un hasard heureux avait permis de les découvrir en train de mourir puis d'être réanimés et ramenés à la vie.

[16] Bien sûr, dans  ces  cas d'agression, expérimentations  réduites au minimum !
 

[17] Sciences  & Vie, mars 2006, p.67

[18] On devrait faire ici la distinction entre degré de viabilité et date d'apparition de la conscience, rien ne les reliant objectivement. Gardons cette limite en première analyse.

[19]Soit 24 semaines en moyenne d'aménorrhée, c.à d. après la date des dernières règles.v

 

 

 

 


 

[