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    Seconde version, revue et augmentée            

 

  VI.2.2.2 Règne végétal.

     L'existence d'une conscience dans le règne végétal a été évoquée au tout début de la pensée humaine. Des philosophes antiques, dont Aristote, jugeaient que l'âme, en tant que concept d'une conscience, habitait dans les deux règnes, animal et végétal, sous forme d'âme humaine et animale, pour le règne animal, et végétale pour le règne végétal.

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Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

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    Puis cette préoccupation a disparu des esprits.

    Définitivement ? On aurait pu le penser à mesure que l'esprit des chercheurs scientifiques progressait dans la rationalité, le positivisme, le matérialisme.

    Mais, paradoxalement, c'est actuellement que cette question reprend force et vigueur !

     En  décembre 2012 paraissait dans les "Proceedings of the national academy of sciences [PNAS, en ligne le 11 décembre 2012] une étude de l'équipe de Bruno Moulia[1]  montrant que les plantes (études sur 11 espèces végétales, allant du blé au peuplier) étaient capables de percevoir leur position dans l'espace, de la corriger pour pousser droit, et surtout en décrivait le mécanisme. Celui-ci fait intervenir une perception mécanique de la gravité, entraînant un déplacement d'hormones influant sur la vitesse de pousse locale, cette hormone étant codée génétiquement.

     Le Monde des Sciences en rendit compte dès le 6 décembre 2012, et, dans  l'édition classique quelques jours plus tard, le journaliste Jean-Luc Nothias titra « les végétaux sont doués d'une sorte de "sixième sens" qui leur permet de percevoir leur forme et de la corriger ».  Bruno Moulia, l'interviewé, déclarait : «... les plantes ont un sens "proprioceptif" qui leur permet de sentir si elles sont droites ou courbées. [...] nous faisons de la biomécanique ». D'après le journaliste, le chercheur a surtout à cœur de découvrir l'intelligence des plantes ainsi que leur point commun avec les autres êtres vivants.

    "Sens

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", "perception de sa forme"*,"se corriger" : n'est-il pas question de conscience ?

 

     VI.2.2.3 Règne minéral.   (Les virus, le prion, les cristaux).

 

      Bien entendu, il ne s'agit pas de supposer la moindre conscience au règne minéral,* mais de s'interroger sur les limites des règnes vivants (animal et végétal)  et non-vivants (minéral).

  *et pourtant ce "questionnement taraude depuis toujours les écrivains : "« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » (Lamartine). « J'ai passé bien des heures de ma vie à contempler la sérénité des grosses pierres  au clair de lune. Je m'identifiais tellement au mode d'existence de ces choses tranquilles prétendues inertes, que j'arrivais à participer à leur calme béatitude » (George Sand).

      Un être vivant (vide infra) se caractérise (et se reconnaît) par ses capacités d'autoréparation et de reproduction à l'identique (hormis les mutations, causes de l'évolution, et moyen de défense contre les prédateurs et les changements environnementaux), on peut y ajouter qu'on décèle cette vie en constatant un métabolisme interne.

          Un virus, quand il parasite une cellule vivante, a la seule capacité de se reproduire à l'identique, hormis les mutations, en utilisant les mécanismes de la cellule qui l'héberge.

     Même "vivant" il n'a aucun métabolisme, aucun moyen d'autoréparation, aucun moyen de défense, les mutations n'agissant que sur ses répliques.

     Une fois ces descendants sortis de la cellule, ils sont de simples particules inertes, de simples assemblages de molécules chimiques, sans mouvements, sans métabolisme, sans défenses et moyens d'autoréparation, incapables de se reproduire. Certains sont complexes, d'autres sont de courts fragments d'ARN ou d'ADN à peine enrobés dans une caps

      Les virus sont bien "à la frontière" des mondes vivant et inerte, ou, plus précisément,  ils la franchissent dans les deux sens, appartenant tantôt à l'un, tantôt à l'autre.

     Est-ce pour cela que le professeur Jean-Paul Lévy, directeur de l'ARNS, IGGM de Paris, a écrit dans Médecine/Sciences de 1995;11:407 : « le virus de l'immunodéficience humaine, VIH, est d'une variabilité extrême. [...] Pour lutter contre cet agent prodigieusement intelligent...»

    D'autres auteurs se laissent aller à des formulations semblables.

    Moi-même, je disais à mes externes : « le virus de la rage est très intelligent et a su combiner ses actions de manière réfléchie : introduit dans un animal, il infeste les glandes salivaires ET exactement le centre cérébral de l'attaque par la morsure. Ainsi, quand ses répliques sont libérées dans la salive, une envie irrépressible d'attaquer s'empare de l'animal infesté, même au risque de sa vie, et de mordre, et les lui font propager à d'autres êtres. Si le virus infestait les glandes salivaires et le centre des convulsions, ou le centre de la morsure et le pancréas, nulle propagation ne serait à craindre ! »

   Il s'agit en fait de "conduites" qui sont apparues dans l'évolution par mécanisme darwiniens purs ─ les lignées de virus rabiques infestant le centre des convulsions ou de la mémoire et le pancréas, ont disparu; seule celle qui a combiné les bons tissus permettant une  transmission interanimale a survécu! ─

   Les virus démontrent ainsi qu'intelligence et conscience sont de nature totalement différente et non-liée.  

 

                  VI.2.2.4 Interrogations sur les frontières de ces règnes : monde vivant, monde inerte.    

 

    Il est bon à ce niveau de définir ce qu'est le monde vivant (et dans celui-ci le règne animal et végétal) et le non-vivant, ou inerte.

    Les définitions semblent a priori simples et capables de délimiter nettement ces trois règnes, animal, végétal, et minéral, sans transitions possibles...

   Il serait alors possible de limiter la conscience au monde animal et en exclure les deux autres règnes, ou de la concéder au monde végétal, et en aucun cas à un caillou...

   Mais il n'en est rien !

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Suite dans l'ouvrage "Les frontières de la conscience". À paraître Éditions Frison-Roche & Ellébore mars 2017

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    Il s'agit du monde inerte ou non-vivant.

 

   Or, plus les connaissances progressent en biologie et minéralogie, plus ces délimitations s'estompent  et plus le monde paraît être en continuité !

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    En microbiologie, les bactéries sont des êtres vivants à part entière, ayant toute une machinerie leur permettant de vivre : se réparer, se reproduire. Les virus sont, non pas à la limite vivant-inerte, mais tantôt inertes, tantôt vivants (vide supra), suivant qu'ils sont en dehors ou à l'intérieur d'une cellule.

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   Le problème que pose le groupe des infections récemment mis en lumière par l'épidémie de la "maladie de la vache folle" ─ encéphalite spongiforme bovine ─ alimente le sujet et lui donne un aspect inattendu. L'énorme scandale politique, économique (et humain?), donna un coup d'accélération à la recherche sur le mode de transmission de cette épidémie.

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  La matière inerte, dans ses cristaux, se    reproduit à l'identique certes ! Mais possibilité d'autoréparation ?  

Un diamant cassé au marteau ne se "réparera pas".  Si de l'eau se cristallise en glace, que l'on casse le glaçon, il ne se réparera pas, mais une fois fondu, il pourra se reconstituer à l'identique quand la température baissera ! Autoréparation !

Pour cette raison, certains scientifiques, à la pensée teintée d'ésotérisme, sont disposés à donner aux cristaux un semblant de vie, voire de conscience ! Attitude que je ne partage pas, ne serait-ce que par ses conséquences prétendues thérapeutiques que certains médicastres utilisent...

 

 

      Alors, sur cette échelle qui monte du cristal à l'Homo sapiens adulte, où est la frontière de la vie, où commence la conscience  ?

Chi lo sa ?

 

Lire la suite :

http://www.rene-mettey.fr/pages/LE_CHAMP_DE_CONSCIENCE_9_Problemes_connexes_comas_anesthesie_la_mort_lepilepsiele_reve_la_memoire-9007310.html

 

[1]Inra et Université de Clermont-Ferrand. (Renaud BastienTomas BohrBruno Moulia, Stéphane Douady)

 

[2] On remarquera la similitude de l'énumération avec celle exprimée pour les pongidés. 

[3] On classe les bactéries en "GRAM +", prenant la coloration de Gram sur leur paroi, et "GRAM –", ne la prenant pas, donc sans paroi.

[4] Malgré ce qu'en pensent  les Shintoïstes nippons. 

 

[5]En 1942, pendant la guerre russo-finlandaise, des chevaux sauvage effrayés s'enfuirent en voulant traverser à la nage un lac d'eau pure  liquide. Las, dès les premiers battements des pattes, le lac se prit en masse en glace et les figea ! L'eau, pure et calme, était restée liquide bien en dessous de 0°. Dès les premières secousses, les cristaux de glace se formèrent en réaction exponentielle.

 

[6] Le mystère reste entier. L'épidémie d'ESB ayant eu moins d'ampleur que prévue, les indemnités versées aux familles furent limitées. Les 82 enfants français auxquels on inocula l'agent de la MCJ sont morts. Les familles ont été indemnisées et le responsable est décédé entre ses deux procès. Le Royaume Uni peut de nouveau exporter sa viande, et il n'y a plus de fâcherie à ce sujet avec les partenaires de l'UE. Les crédits de recherche ont baissé, les équipes cherchent sur d'autres sujets porteurs. Les biologistes curieux, les rares familles à maladie d'hypersomnie fatale et les quelques tribus papoues attendront...