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Publié par René Mettey

Non, je ne me suis pas rendu à la marche, bien qu'habitant porte de Vincennes. "Je n'ai pas marché"!

Bien que lecteur assidu du premier Hara-Kiri dans ma jeunesse, bien que jugeant les dessinateurs de Charlie Hebdo comme des gamins attardés à l'humour scatologique ne méritant pas de mourir sous les balles d'enragés, je n'ai pas voulu défiler.

Pourquoi ?

Parce que le Président, le gouvernement, la gauche intellectuelle, ont transformé ce qui aurait dû être un hommage aux victimes et soutien aux familles, en défilé "pour la liberté d'expression" !

La liberté d'expression doit être absolue. Oui. Mais elle n'inclue pas la liberté d'insulter, de blesser, de faire ressentir sa haine de toute pensée qui n'est pas la vôtre !

Tout au long de ma vie je me suis efforcé de ne blesser, ni d'humilier, personne.

Un soir je recevais, avec mon épouse, un jeune médecin égyptien en stage en France et qui se sentait bien seul. Nous avons parlé de l'Islam. Je lui ai dit mon intérêt pour ce monothéisme et lui ai même sorti de ma bibliothèque un bel exemplaire du Coran, reliure en cuir fin, doré à l'or fin, commenté par le recteur de l'institut d' Istambul. Il m'a dit :"Rangez ce Coran, je ne peux le toucher et le lire qu'en ayant fait mes ablutions, couvert ma tête". Alors je l'ai remis dans ma bibliothèque, et ne le ressors plus quand nous invitons des musulmans !

L'Islam interdit la représentation du prophète ? Alors qu'est-ce que cela me coûte de ne pas le représenter !

De même, j'ai été stupéfait de voir la couverture de Charlie représentant Mgr André Vingt-trois se faire sodomiser par le Christ, lui-même sodomisé par le Père, lui-même par un triangle représentant le St Esprit !

Et pourtant je suis protestant unitarien ! Qu'ai-je à faire de la Trinité ?

Mais cela blessait mes amis catholiques pratiquant, et j'ai eu de la peine pour eux.

Delfeuil de Ton, un autre chroniqueur d'Hara-Kiri, a bien relevé l'irresponsabilité de "Charb" qui a eu une attitude quasi-suicidaire en persistant à provoquer les musulmans malgré les menaces d'attentats de plus en plus fermes.

"Charb" a entraîné ses collaborateurs dans la mort.

Habitant près de la supérette casher porte de Vincennes, j'ai suivi les faits en direct. Je pensais à la terreur que devaient vivre ces otages pendant des heures.

Et on me demandait, Hollande, Valls, et les autres gogos politiques, de défiler pour la liberté d'insulter ? Et cet agent d'entretien qui n'avait rien à faire de Charlie, mitraillé ? et cette jeune femme policière municipale martiniquaise tuée d'une balle dans le dos ? et ces paisibles citoyens qui faisaient leurs emplettes ? et ce policier achevé à bout portant ? Ils comptent pour du beurre ?

Braves citoyens, vous vous êtes fait pigeonner !

Familles des assassinés de Vincennes, sachez que je suis allé les jours suivants, avec mon épouse, déposer des fleurs devant la superette, au milieu des bouquets et des bougies allumées qui s'y trouvaient, en communion de pensée avec vous. Mais je n'ai pas marché !

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