La Tunique d'Argenteuil (vêtement que porta Jésus lors de la crucifiction).
Profitant de l'ostension actuelle, nous sommes allés en famille la contempler, mon épouse, mes trois enfants et ma belle fille. Nous étions déjà allés, mon épouse et moi, la contempler en 2016.
Cette tunique, appellée la Sainte Tunique par les fidèles catholiques, est reçue par ceux-ci comme le vêtement que porta Jésus lors de sa marche au supplice, c'est pourquoi elle est constellée de taches de sang : il en fut revêtu immédiatement après la flagellation.
J'ai étudié l'énigme du linceul de Turin ("le Saint Suaire") depuis des décennies sous tous ses aspects, mais assez peu celle de cette tunique. Mais pour cette seconde énigme, les convergences scientifiques semblent suivre la même voie d'une authenticité (mêmes arguments de tissage, de pollens, de sang humain de groupe AB). Et, mieux, les voies du trajet historique semblent plus crédibles que celle du Linceul ! Mais ce n'est pas le lieu d'en discuter.
Nous avons assisté à deux miracles ce jour-là : la file d'attente était longue et fournie, nous nous sommes fait piéger car de 10 h 30 à 12 heures il a fallu stagner debout pendant la messe, les barrières et la foule des autres files bloquant tout le monde ! Et pourtant cette foule, composée de tous les rangs sociaux et de toutes les origines, était joyeuse et appaisée ! Premier miracle !
Dans cette foule se trouvait une calviniste historique – mon épouse –, un protestant libéral – moi –, une catholique pratiquante – ma belle fille, d'origine portugaise –, un chrétien en recherche – un fils –, un agnostique – mon autre fils –, tous tout autant joyeux et détendus. Second miracle !
Si la rencontre avec une énigme sacrée, ou une pièce historique, ou le vêtemnt réellement porté par le Christ, vous tente, vous n'avez plus que jusqu'à dimanche 11 mai pour vous y rendre. Sinon vous devrez attendre 50 ans ! [à noter que des intervalles raccourcis sont parfois décrêtés, comme cette fois-ci]
Jusqu'à présent, les lambeaux de cette tunique étaient cousus sur un support en satin clair. On pouvait en constater le délabrement, mais les pièces ressortaient bien et l'aspect rendait mieux l'authenticité de l'histoire mouvementée. La tunique a été "décousue" et recousue (certes par une restauratrice habile agrée de l'INP) sur un support de laine d'une couleur proche des fragments. Ce transfert fut pour une raison de préservation, mais par ce fait, cette restauration trop parfaite laisse moins deviner ce qui reste de la tunique et a un rendu trop artificiel ! Qui trop embrasse mal étreint !